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3. Le Matériel gardé à portée de main


3. Le Matériel gardé à portèe de main

Survivre

 

 

1. Le matériel que l’on garde à portée de main

 

La manière la plus simple de transporter ce matériel est de le ranger dans un sac à dos ou dans une musette, selon votre goût. La musette a comme avantages sur le sac d’éviter la formation d’une flaque de sueur dans le dos, ainsi que de pouvoir être ouverte en marchant, puisque son ouverture se trouve sur l’ avant. Le sac permet une meilleure répartition des masses, est plus hermétique et supporte mieux l’humidité. A vous de choisir, en considérant qu’il est plus facile de trouver un bon sac à dos qu’une musette de qualité. Nous utilisons indifféremment les deux, selon la disponibilité.

 

Nous avons choisi un sac de trente litres que nous ne garnissons pas à plein de manière à pouvoir éventuellement ramener des objets sur le terrain. Il faut bien comprendre qu’il est complémentaire (tout en restant autonome) de tous les autres niveaux de stockage. Une fois entièrement complété, le sac pèse environ cinq kilos, ce qui reste très acceptable (un douzième de votre poids nous semble une limite à ne pas dépasser). Il ne faut pas hésiter à faire vos adaptations : si le sac est trop lourd et encombrant, il risque de rester à la maison ou au fond du coffre par flemme ; nous n’avons pas hésité à modifier lourdement la conception de notre sac personnel, qui était centré à l’origine sur une machette entourée d’une bâche et de plusieurs mètres de fort bout.

 

Nous avons fixé à la poignée du sac un gros maillon rapide (mais on peut également envisager de le remplacer par un gros mousqueton) qui permet de le sécuriser solidement et rapidement, comme pour un transport dans un véhicule ouvert, par exemple. Ce maillon permet également d’accrocher au sac d’autres objets, tout aussi solidement.

 

Notons enfin que le choix des poches n’a aucune importance, à part pour certains objets qui ne peuvent pas rentrer dans les appendices latéraux. L’important est de toujours garder l’emplacement sélectionné, d’éviter de ranger des outils fragiles au fond du sac et de mettre les plus utilisés à portée, sans être obligé de tout vider à chaque fois. Une règle importante à ne pas négliger sur le terrain : tout objet utilisé doit être remis immédiatement à sa place après usage ; le respect de cette consigne permet de limiter la perte ou la casse pratiquement totalement. L’utilisation de sacs en tissus ou de Ziploc (Albal ou assimilés) vous facilitera la vie (le tissu est surtout important pour le transport du linge sale, qui risque de fermenter dans des sacs en plastique).

 

  1. La poche centrale

 

La poche centrale comporte les principaux éléments de survie ; nous n’y touchons pratiquement jamais. Cela comprend :

 

  1. Un poncho en plastique, tout à fait apte à nous protéger d’une pluie battante. Il faut choisir un modèle de qualité, tout en restant compact. Tous ceux dont le prix est en dessous de six euros sont considérés comme consommables.
  1. Une couverture de survie. Il vaut mieux choisir le plus gros modèle ; la différence de masse reste tolérable, et se retrouve dans la qualité d’isolation et la durée de vie. Cette couverture doit servir de manière exceptionnelle — nous comptons plus nous en servir dans le cadre des premiers secours apportés à la victime d’un malaise ou d’un accident que pour réellement dormir dedans. À noter qu’une de ses fonctions étant le repérage, la couverture de survie n’est pas très discrète.
  1. Une bobine plate de cent mètres de paracorde. Indispensable pour les brêlages lors de constructions.
  1. Une paire de gants chauds. Les gants de cuir de l’Armée Française avec leur paire de sous gants sont un excellent choix.
  1. Une petite trousse à pharmacie. Surtout prévue à la base pour soigner les petites plaies (lingettes désinfectantes, comprimés analgésiques à sucer, imodium, pansements...), nous l’avons complété par une paire de bouchons d’oreille en mousse, très efficaces (que nous utilisons aussi pour tirer), un petit couteau Victorinox « Signature » (qui possède une pince à échardes, une paire de ciseaux, un stylo, une lame et une lime à ongles), un kit de suture (aiguille courbe et fil stérile), un petit briquet, un petit savon et de quoi traiter environ 75 litres d’eau. C’est une pharmacie minimale et très compacte, que viendra compléter une autre plus imposante. Cette trousse n’est pas étanche, mais résiste aux projections d’eau.
  1. Un rouleau compact de papier hygiénique.
  1. Une paire de lunettes de sable Bollé, protégeant bien contre les intempéries. Ses différents filtres permettent de reposer les yeux des personnes qui comme nous, ne peuvent pas porter des lunettes de soleil.
  1. Un rouleau de 25 mètres de Duck Tape. Permet de tout faire, et plus encore. Toutes les réparations possibles et imaginables. Ce scotch très résistant est absolument indispensable.
  1. Un manuel de survie (voir bibliographie). Ces manuels sont très utiles pour la mine d’idées qu’ils contiennent. Il est évident qu’il faut les avoir étudié avant de se retrouver en situation d’urgence, et que la simple théorie n’a aucune valeur.
  1. Une trousse contenant trois outils primordiaux : une scie pliante (par exemple, le modèle Opinel, très réussi), une mini-pince multiprise Bost (identique à celle que nous portons au ceinturon) et une pince coupante de la même série de chez Bost (permet de trancher proprement tous les câbles, de la réparation d’un système électrique au passage du réseau de barbelés).

     Notons que si vous avez suivi nos conseils et opté pour un Victorinox à scie, vous vous retrouvez en situation intéressante de redondance, l’Opinel permettant de travailler un peu plus confortablement grâce à sa plus grande longueur de coupe et son manche ample.

 

  1. Une boîte Aspivenin, permettant de résoudre la plupart des problèmes dus au venin d’insectes ou d’animaux. En complément, un petit flacon de répulsif pour insectes, qui permet de ne pas se faire dévorer par les moustiques. Le problème des insectes est délicat en pleine nature, il est pratiquement impossible d’en débarrasser le lieu de bivouac ; la principale barrière à assurer, c’est votre épiderme.
  1. Un couteau droit Cold Steel Mini-Bushman, que nous avons sélectionné pour son rapport qualité-prix, sa robustesse, son tranchant et sa polyvalence. Très compact, très léger, sa simplicité en fait un outil indispensable pour les tâches ne demandant pas une précision extrême.
  1. Une chandelle de neuf heures de combustion. La chandelle permet un éclairage correct, tout en pouvant être utilisée comme la base d’un radiateur d’abri, permettant d’ajouter quelques degrés à la chaleur animale. Son utilisation est à proscrire si le risque de déflagration est présent, sans parler de son absence de résistance au vent ; mais ce n’est pas son encombrement et son coût qui seront un obstacle à son emport. La flamme chaude et régulière de la bougie permettra aussi de durcir des outils en bois sans risquer la carbonisation, et son corps utilisé comme carburant permet un démarrage de feu express. En alternative, la bougie chauffe-plat qui a l’avantage de ne pas réclamer de support et d’être très compacte, mais qui a moins d’autonomie (4 heures).
  1. Une peau de chamois pour automobiles : légère et vite sèche, permet de se sécher rapidement et évite de se promener avec une serviette éponge encombrante. Utile surtout pour la toilette de brousse. Il existe une alternative plus efficace, mais assez coûteuse, que l’on peut se procurer dans les magasins de sport : les serviettes en viscose de la marque PackTowl.
  1. Des cartes. Dans une pochette étanche, deux cartes principales : une de la région sur environ 100 à 150 km, et une carte locale. L’idéal est de se faire une collection de cartes d’Etat-Major de sa région.
  1. Un peu de nourriture : le saucisson sec se conserve bien et procure de nombreuses calories et peu accommoder certaines plantes sauvages ; pour le sucré (bon pour le moral), des fruits secs, des M & M’s, des pâtes de fruits... selon votre goût. En plat compact, on peut trouver des poissons, des pâtés. L’univers des plats à emporter est assez vaste, mais nous vous déconseillons tout ce qui suppose une préparation, même un simple chauffage (allumer un feu ne sera peut-être pas forcément possible dans un premier temps). Vous ne transporterez pas là votre véritable intendance, mais juste un complément au cas où. Avant d’attaquer ces réserves, tâchez d’avoir recours à vos stocks préalables ou au résultat de la chasse et de la cueillette. Oubliez tout ce qui ne tient pas les sautes de température ; vous n’avez pas forcément envie de retrouver votre matériel maculé de chocolat fondu, par exemple. Une petite flasque d’alcool très fort (Chartreuse, par exemple) peut être envisagée ; une petite dose est bonne pour le moral. Mais il y a le risque d’en abuser (pour se donner du courage, par exemple) dans une situation difficile et de perdre bon sens et réflexes. A vous de voir.
  1. Un cheich. Choisir plutôt une couleur sombre pour éviter de le salir trop vite. C’est une pièce de tissu en coton finement tissé, immense (plus de deux mètres par plus de soixante centimètres) qui enroulée autour du cou, protège aussi bien de la chaleur que du froid.
  1. Une petite boîte de graisse à cuir, pour le ceinturon, les étuis et éventuellement les chaussures.
  1. Une paire de lacets de rechange.
  1. Du câble à lier pour jardinier. Ces rouleaux de fil de fer entouré de plastique vert sont très légers, et permettent de ligaturer, lier ou accrocher tout une foule d’objets. Ils sont généralement livrés avec un distributeur en plastique doté d’un massicot.
  1. Autour de la poche centrale
  1. Une paire de jumelles compactes 8 x 21. Ridiculement petites, elles offrent une bonne image lorsque l’éclairage est correct. Les jumelles permettent une observation et une identification de la faune, par exemple. Tasco est un minimum, mais prenez évidemment le meilleur que vous pourrez vous offrir ; la fiabilité et la robustesse ont un prix.
  1. Une hachette de plâtrier. Choisissez là en acier forgé pour une meilleure qualité, et méfiez-vous des modèles peints : la peinture sert en général à masquer les défauts. Vérifier en particulier le grain du bois et sa qualité, c’est lui qui va encaisser les chocs. La hachette de plâtrier s’apparente par sa forme aux tomahawks américains et, comme eux, c’est un outil multifonction : une lame assez étroite, mais qui permet un bon travail du bois, un marteau au talon de la lame et une entaille arrache-clou. Il nous semble préférable de la porter sur le côté du sac, en extérieur, à l’aide d’une sangle dans laquelle sera introduit le manche de la hachette (vérifiez bien que jamais le fer ne puisse vous blesser, même en cas de mouvement brusque ou de chute). Cette mesure n’est valable bien sûr qu’en situation extraordinaire, puisqu’étant également une excellente arme, le port visible de cet outil risque d’être considéré comme une provocation dans notre société policée. En temps normal, la hachette sera rangée dans le véhicule principal, avec les autres outils.
  1. Dans la poche gauche
  1. Des affûteurs Lansky (un pour la finition, l’autre pour tous les types de lames). Il est très important de pouvoir travailler n’importe quand le fil de sa lame. Une lame qui ne coupe pas est pratiquement inutile. Nous avons sélectionné les Lansky en céramique pour leur encombrement réduit et leur grande solidité. Si vous vous encombrez avec une pierre à aiguiser, même de petite taille, vous allez devoir l’humidifier (eau ou huile), et le résultat ne sera pas forcément à la hauteur de vos espérances. Il existe également des affûteurs céramiques idiot proof, en forme de croix de Saint-André ; il suffit juste de faire un va-et-vient avec la lame dans l’axe pour obtenir un affûtage impeccable.
  2. Un carnet vierge 110 x 170.
  3. Un lot de piles LR6 de haute qualité (lampes, radio, etc.).
  4. Un lot de piles lithium CR 123 (lampes Inova).
  5. Deux tubes de colle cyanoacrylate qui permet de faire des réparations d’urgence (on peut également l’utiliser pour suturer une plaie ouverte).
  6. Une demi-douzaine de cachets de Javel concentrée dans un étui étanche, permettant de produire plusieurs litres d’eau de Javel diluée.
  7. Une lampe X5 de secours, avec son set de piles.
  8. Un petit pulvérisateur aérosol de WD40.
  9. Dans la poche droite
  10. Un nécessaire de couture militaire. Assez complet et compact, vous gagnerez à le compléter avec un choix important d’aiguilles (dont de grandes aiguilles de matelassier, qui permettent des réparations sur les sacs, par exemple), une grande bobine de fil de lin, et le maximum de boutons et d’épingles de sûreté que vous pourrez trouver. Cet équipement vous permettra de réparer et d’entretenir tous vos sacs, éléments de couchage, sangles, voiles, vêtements... C’est très important, puisqu’une déchirure non contenue peut ruiner définitivement un tissu. Si vous ne savez pas coudre, entraînez-vous, ce n’est pas très compliqué. On ne vous demande pas de faire de jolis points réguliers, juste de faire des coutures solides.
  1. Une boîte de 5 paires de gants en latex, pour toutes les manipulations nauséabondes qui peuvent être nécessaires. Vérifiez votre taille.
  1. Une petite brosse à vêtements, qui permettra de faire une lessive assez profonde.
  1. Un pain de savon de Marseille (100 grammes) : permet de maintenir une hygiène minimale (attention si vous chassez au piège ou à l’affût à toutes les odeurs artificielles qui peuvent effrayer le gibier). Le savon de Marseille, par sa mousse, permet une bonne désinfection des mains par le frottement mécanique. Le savon sera contenu dans un gant de toilette (permettant de substantielles économies d’eau). Le savon pourra être également utilisé pour nettoyer les vêtements.Une brosse à dents.
  2. On peut emmener son dentifrice, mais là encore, c’est surtout le processus mécanique qui est important.
  1. Une radio compacte AM/FM, à écouteurs. Permet de se tenir discrètement au courant des évolutions du monde et de fournir une distraction (très important pour limiter le stress et redonner courage). On essayera de maintenir une certaine compatibilité dans le choix des piles : inutile de se promener avec plus de deux types.
  2. Un sifflet de secours. Modèle scout.

      8. Deux briquets Bic Maxi (emballés dans des sacs plastiques étanches).

      9. La pochette

 

La pochette est un sous-ensemble mobile qui se trouve normalement dans la poche centrale du sac à dos, mais qui en situation d’urgence, sera placée au ceinturon. Il est important de vérifier la qualité du matériel utilisé, Columbia Sportwear étant un minimum et Eastpack un bon choix. Nous avons choisi de remplacer le passant un peu léger de notre pochette par deux solides pièces de velcro très solides qui permettent de dégager la pochette du ceinturon sans être obligé de tout se déharnacher.

 

  1. Une loupe de grossissement moyen. Nous avons choisi la marque Maped pour ses prix tenus et sa bonne robustesse. La loupe, outre l’observation de détails avec précision, pourra également être utilisée pour allumer un feu à l’aide de la concentration des rayons du soleil sur un point précis. Notons que si vous emportez une réserve conséquente de briquets, c’est assez anecdotique.
  1. Un stylo à bille et un crayon de papier HB Bic.
  2. Une couverture de survie légère.
  3. Dix euros : un billet de 5, deux pièces de 1, 4 pièces de 50 centimes et 5 pièces de 20 centimes.
  4. Deux paires de bouchons d’oreille de bonne qualité.
  5. Une boussole d’orientation Silva.
  6. Un manuel de survie et un petit carnet.
  7. Une plaquette de cachets purificateurs d’eau.
  8. Un mètre pliant pour toutes les mesures de constructions.
  9. Une burette d’huile pour Famas. Les lubrifiants sont très importants pour protéger tous nos outils métalliques et mécaniques de la rouille. L’huile militaire est plus visqueuse que le WD 40 mais ces deux produits sont excellents.
  10. Une lampe de détresse Inova 24/7. Moins utile et robuste que les modèles X1 et X5, elle a l’avantage de ne fonctionner que sur une seule CR 123 et d’offrir une multitude d’éclairages, dont un rouge très pratique et toute une série de modes balisages.
  11. Un jeu de photographies de personnes que vous aimez. Vous les ferez plastifier de manière à ce qu’elles ne craignent pas les intempéries ; l’idéal étant de les faire riveter à un angle de manière à ne pas les égarer. Ces photographies auront deux buts : premièrement vous donner du courage dans une situation difficile, et deuxièmement de permettre de faire des « avis de recherche » si vous vous retrouvez séparés de votre famille pour une raison à une autre. Dans ce dernier cas, il est beaucoup plus simple de montrer une photo à un éventuel témoin que de passer dix minutes à ébaucher une description physiométrique qui ne sera pas forcément très parlante.
  12. Une liste de contacts et de numéros d’urgence. Cette liste sera dissimulée et facilement destructible pour éviter qu’elle ne tombe entre de mauvaises mains.

1. Manuel de Survie

 

2. Les différents besoins.

 

3. Le Complément. 

 

4. Matériel gardé à portèe de main.

 

à suivre... 

 

 

Mots-clefs: survivre, matériel de survie, boussole, couteau, manuel, burette, lampe, cachets, antobiotiques,

 


31/07/2017
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