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Les soins par les plantes


La récolte, la conservation et la préparation des plantes

 

Généralités

 Récolte

 

     Il est primordial de savoir reconnaître les plantes pour les récolter. Cette connaissance acquise, il faut savoir où, quand et comment y procéder.

 

     Les meilleurs résultats sont obtenus avec des plantes fraîches, qui sont d’ailleurs indispensables dans les cas de maladies graves. Chacun peut récolter des plantes fraîches dès le début du printemps, quelquefois, déjà fin février et jusqu’en novembre. D’aucunes peuvent même être récoltées l’hiver sous la neige pour peu que l’on sache exactement où les trouver (par exemple, la chélidoine majeure).

 

Pour les FLEURS, c’est au début de la floraison.

 

Pour les FEUILLES, avant et pendant la floraison.

 

Pour les RACINES, au début du printemps ou de l’automne. Pour les FRUITS, au moment où ils sont mûrs.

 

     Pour l’hiver, il faut se préparer une réserve de plantes séchées, mais pas trop importante. Il faut les récolter au moment où elles contiennent le maximum de leurs principes actifs. De plus, il convient de respecter les règles suivantes :

 

a)         ne récolter que des plantes saines, exemptes de parasites,

 

b)         récolter par journée ensoleillée des plantes sèches après évaporation de la rosée,

 

c)         ne ramasser les plantes que dans des endroits où il n’est pas répandu d’engrais chimique,

 

d)         ne pas récolter sur les berges de cours d’eau sales ou pollués, le long des talus de chemin de fer, de routes à fort trafic, d’autoroutes, et à proximité de complexes industriels,

 

e)         épargnez la nature (n’arrachez pas les plantes avec les racines, ne les saccagez pas),

 

f)         beaucoup de plantes sont protégées. De nombreuses plantes présentant le même principe actif ne le sont pas. exemple: oreille d’ours, protégée — primevère ou coucou, non protégée),

 

g)         ne pas écraser la récolte, ne pas l’enfermer dans des sacs en plastique, les plantes transpirent et noircissent.

 

Séchage

 

     Les plantes ne doivent pas être lavées, mais il faut les hacher menu. La récolte est déposée sur de la toile ou sur du papier non imprimé. Le séchage doit s’opérer à l’ombre aussi rapidement que possible ou dans des locaux chauds et bien ventilés (grenier).

 

     Pour les racines, écorces, et les parties de plantes très juteuses, il est souvent souhaitable de recourir à un séchage artificiel. En aucun cas, la température ne doit dépasser 35° C. Les racines, que l’on doit bien laver, le gui et les épilobes sont à hacher de préférence avant le séchage.

 

     Seuls les plantes parfaitement sèches peuvent être conservées pour l’hiver. Il faut les stocker dans des bocaux de verre ou dans des cartons (ne pas employer de récipients en plastique ou en métal). Les plantes doivent être protégées de la lumière. Le verre doit être teinté; le vert est préférable.

 

     Ne stocker que pour un hiver. Les plantes perdent leurs vertus curatives avec le temps et chaque année nous permet une nouvelle récolte.

 

Les tisanes: Infusions ou décoctions

 

     Les plantes fraîches sont hachées et mises en quantité voulue dans un pot en verre ou dans un récipient non métallique. L’eau est mise à bouillir, retirée du feu et versée sur les plantes préparées. Les plantes fraîches sont à infuser rapidement (une demi-minute suffit). La tisane doit être très claire : jaune clair ou vert clair.

 

     Les plantes sèches infusent plus longtemps (une à deux minutes). Une tisane préparée de cette façon est plus agréable au goût et à la vue. Les racines sont à mettre à l’eau froide, ne laisser bouillir que peu de temps et infuser trois minutes.

 

     La quantité nécessaire pour la journée est à verser dans une bouteille thermos et selon ce qui a été prescrit, à boire par gorgées réparties sur toute la journée. En général, on fait infuser une cuillère à thé bien remplie dans ¼ de litre d’eau (une tasse) sauf indication contraire pour certaines plantes.

 

Macérations

 

     Certaines plantes ne doivent pas être infusées (par exemple : mauve, gui et roseau odorant), car la chaleur détruit leurs vertus curatives. Il faut préparer des extraits à froid.

 

     Mettre la quantité de plante prescrite dans de l’eau froide et laisser macérer huit à douze heures (une nuit). On chauffe à température buvable (environ 45°, N.D.T.) et on conserve la quantité journalière dans une bouteille thermos rincée auparavant avec de l’eau bouillante. L’extrait à froid mélangé au décocté livre le meilleur des plantes. Pour cela, partager la quantité d’eau prévue en deux. Avec une moitié, préparer l’extrait froid pendant la nuit et filtrer le matin. Faire infuser les plantes filtrées dans la seconde moitié de l’eau et passer. Mélanger les deux solutions. Avec cette manière de préparer la tisane, on obtient non seulement les principes dissous à froid, mais aussi ceux libérés à chaud.

 

Teinture (alcoolat)

 

     Les teintures sont des extraits que l’on fait avec de l’alcool de grain ou de vin (alcool de fruit, N.D.T.) à 38 ou 40°. Une bouteille, un flacon à large col ou un autre récipient en verre fermant hermétiquement est rempli jusqu’au col, sans tasser, avec la plante utilisée et on recouvre d’alcool. Bien fermer le récipient et le laisser dans un endroit chaud (20° environ) pendant un minimum de deux semaines, ou plus si l’on veut. Secouer souvent, filtrer sur un tamis et presser afin d’extraire le jus restant dans les plantes. Les teintures se prennent, pures, soit par gouttes, soit diluées dans une tisane, ou appliquées en compresses ou en frictions.

 

Jus frais de plantes

 

     Les jus ou sucs frais de plantes sont pris en gouttes ou utilisés en tamponnages sur les endroits malades. On les prépare avec un appareil de ménage qui broie et centrifuge en même temps les plantes préalablement égouttées. Les jus doivent être préparés quotidiennement. On peut les conserver plusieurs mois au réfrigérateur dans de petites bouteilles hermétiquement fermées. Congelés à -20° C., les jus se gardent plusieurs mois. Ne pas dégeler plus que la consommation d’une semaine. A garder +4° C. Bien agiter avant emploi.

 

Les cataplasmes de plantes

 

     Faire bouillir de l’eau dans un récipient, y suspendre une passoire, dans laquelle on a mis des plantes fraîches ou sèches et couvrir. Au bout d’un certain temps, les plantes chaudes ramollies par la vapeur sont enveloppées dans un linge fin et posées sur la partie malade. Couvrir avec une étoffe épaisse en laine (ou de l’ouate cardée) et bander en place. Il ne faut pas ressentir d’impression de froid. Les cataplasmes de prêle des champs sont très efficaces. Il faut laisser agir deux heures au moins ou si possible toute la nuit (un couscoussier est parfaitement bien adapté pour la préparation).

 

Broyat ou purée de plantes

 

     Les tiges et les feuilles sont broyées et réduites en purée avec un rouleau à pâtisserie sur une planche (ou dans un mortier en bois). Étaler le broyat sur un tissu de lin et appliquer sur la partie malade. Maintenir l’appareil en place avec une bande crêpe. Couvrir chaudement (ouate cardée ou étoffe de laine). Cet emplâtre peut rester en place toute la nuit.

 

Préparation de pommades et d’huiles

 

     Hacher finement la valeur du contenu de 2 mains jointes bien remplies de plantes (environ 1,5 litre non tassé, ). Faire chauffer 500 g de saindoux comme pour faire sauter de la viande. Les plantes sont versées dans cette graisse chaude, remués et rissolés peu de temps. Retirer la poêle du feu, couvrir et laisser refroidir hors du feu. Laisser reposer une nuit. Réchauffer le tout le lendemain, filtrer sur un linge de lin et couler la pommade encore chaude dans des bocaux de verre ou en grès fermant bien.

 

L’huile se prépare de la manière suivante : Emplir un flacon à large col (ou une bouteille) avec des fleurs ou des plantes, sans tasser, jusqu’au col. Couvrir d’huile d’olive vierge (pressée à froid) deux doigts au- dessus du niveau des plantes. Laisser macérer 15 jours au soleil ou à proximité du poêle (à température douce, 20° C. environ, N.D.T.).

 

Les Bains de plantes: Bain complet

     Les plantes nécessaires seront mises à macérer dans l’eau toute une nuit. On utilise un seau (6 à 8 litres) plein de plantes fraîches ou 200 grammes de plantes séchées. Le lendemain matin, chauffer le tout et verser la solution obtenue dans l’eau du bain. La durée du bain est de 20 minutes. Le cœur doit rester hors de l’eau (température du bain 37° C). Après le bain, ne pas s’essuyer, mais s’envelopper dans une grande serviette ou un peignoir de bain et se coucher pour transpirer une heure au lit.

 

Bain de siège

 

     Pour un bain de siège, on prend % seau de plantes fraîches ou 100 grammes de plantes séchées et on opère comme pour un bain complet. Le corps doit être immergé jusqu’au dessus des reins. Observer les prescriptions propres à chaque plante (température 39° C.). Si on la conserve, l’eau d’un bain complet ou de siège peut, après réchauffage, resservir deux autres fois.

 

Enveloppements à la « liqueur du Suédois ».

 

     On imprègne de quelques gouttes de liqueur un morceau d’ouate, de cellulose ou de coton hydrophile de taille approprié à la partie à traiter et on l’applique sur l’endroit malade, qu’il faut absolument enduire auparavant, légèrement, de saindoux ou de pommade au souci pour éviter une déshydratation de la peau par l’alcool de la liqueur. Une feuille de plastique est posée sur la compresse pour éviter de tacher le linge. Bander avec une étoffe chaude et éventuellement une bande Velpeau. Laisser agir la compresse deux à quatre heures. Si le patient le supporte, on peut la laisser en place toute la nuit.

 

     Après le traitement, poudrer la peau. Dans le cas de peaux très sensibles qui présenteraient une inflammation, laisser moins longtemps en place ou retirer de temps en temps la compresse. Les personnes présentant une allergie malgré ces précautions, ne mettront pas de feuille plastique sur la compresse et la recouvriront seulement d’une étoffe chaude. N’omettre en aucun cas l’enduction de la peau avant la mise en place de la compresse. En cas de démangeaison, se servir de pommade au souci.

 

Les enveloppements à la «Liqueur du Suédois» n’obligent pas à rester couché. Si les compresses sont bien fixées, on peut s’asseoir ou même vaquer à ses occupations domestiques.

 

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16/02/2016
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ACHILLÉE MILLE-FEUILLES, Herbe au charpentier (Achillea millefolium)

 

 

     La mille-feuille est une plante médicinale qu’on ne peut pas ne pas con­naître. Bien qu’elle soit précieuse contre beaucoup de maladies graves, c’est avant tout une plante pour les femmes.

 

Soins:

 

Inflammation des ovaires, ménopause, douleurs du bas ventre, règles douloureuses ou irrégulières, incontinences d’urine nocturnes des vieillards et des jeunes enfants, migraines liées aux règles, régénération du sang, douleurs et brûlures d'estomac, troubles hépatiques, inflammations du système digestif, active la sécrétion des glandes intestinales, la régularité des selles.

 

     Kneipp écrit ceci: « les femmes éviteraient bien des ennuis si elles prenaient de l’achillée de temps en temps », qu’il s’agisse d’une jeune fille pubère qui a tendance à avoir des règles irrégulières ou qu’il s’agisse d’une femme âgée qui est en pleine ménopause ou, à l’a f in; jeunes ou vieilles, il est important que, de temps à autre, elles boivent une tasse d’achillée. Cette plante agit si bien sur leur bas-ventre, que le meilleur qu’elles puissent faire pour leur santé, est, au cours d’une promenade en forêt ou en campagne, de se cueillir un bouquet d’achillée fraîche. L’achillée mille-feuille pousse sur les et les chemins, entre les champs, à l’orée des bois et en lisière des cultures de céréales, en grande quantité.

 

 

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    Les fleurs vont du blanc au rose et ont, au soleil, une odeur aromatique un peu âpre. Il importe de les cueillir par temps très ensoleillé, car cela renforce la concentration en huiles éthérées et par là même leurs vertus curatives.

 

   Une jeune femme à qui l'on diagnostiqua un cancer du bas-ventre passa sous la bombe au cobalt. Les proches furent avisés par les médecins que la maladie était incurable.

 

   Suivant les les conseils de l’abbé Kneipp pour les affections du bas-ventre, cette malade but autant de tisane d’achillée qu’elle pouvait en supporter. Trois semaines après, elle allait aussi bien que possible. Elle se remèttait  lentement, mais sûrement, elle retrouvait son poids normal. 

 

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   Dans le cas d’inflammation des ovaires, la douleur cède généralement après le premier bain de siège et l’inflammation cesse progressivement.

 

   Ces bains de siège sont tout aussi efficaces contre les incontinences d’urine nocturnes des vieillards et des jeunes enfants et aussi contre les pertes blanches. Dans ce dernier cas, il faut boire en plus deux tasses de tisane d’achillée par jour. Les descentes de matrice sont soignées par des bains de siège d’achillée pendant une longue période; de plus, il faut absorber journellement quatre tasses de tisane d’alchémille (à boire à petites gorgées) et faire des massages avec de la teinture de bourse-à-pasteur, de la vulve en remontant jusqu’au bas-ventre. Les myomes (tumeurs non malignes) disparaissent après une cure prolongée de bains de siège d’achillée jusqu’à ce qu’un examen médical atteste la guérison.

 

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    A une jeune fille de 19 ans qui n’avait pas encore eu ses règles, le gynécologue lui prescrivit la «pilule». Les règles ne s’établirent pas pour autant. Toutefois, la poitrine de la jeune fille se développa anormalement. Elle renonça à prendre la pilule et but une tasse d’achillée le matin à jeun. 4 semaines plus tard, tout était rentré dans l’ordre.

 

    Au moment de la ménopause, les femmes devraient prendre régulièrement de la tisane d’achillée. Les angoisses et autres indispositions leur seraient épargnées.

 

    Les bains de siège d’achillée sont aussi très efficaces pour la santé. Se baigner les bras et les jambes dans un bain à l’achillée fait beaucoup de bien en cas d’irritation des nerfs de ces membres.

 

    Le Dr. Lutze recommande la tisane d’achillée dans le cas où « le sang monte à la tête douleurs telles qu’on a l’impression que la boîte crânienne va éclater. Il la recommande aussi contre les étourdisse­ments, les malaises, les douleurs oculaires avec larmoiements, les douleurs lancinantes dans les yeux et les saignements de nez ».

 

     Une migraine causée par temps lourd ou par un changement brusque de temps est souvent apaisée par une tasse de tisane d’achillée bue très chaude par petites gorgées. Un usage régulier de cette tisane peut complètement enrayer les migraines.

 

     L’achillée était désignée dans les livres anciens comme « la plante guérit tout », on peut toujours l’essayer quand tout a échoué. Sa puissance dépurative lui permet de chasser du corps nombre de maladies qui s’y étaient installées depuis des années. Il n’y a qu’à essayer.

 

     Son action bénéfique sur la moelle osseuse et partant sur la régénération du sang n’est peut-être pas connue de tout le monde. Elle soigne les affections de la moelle, là où toute autre médication a échoué, même en cas de nécrose osseuse. Il faut alors suivre un traitement comprenant: tisane, bain et frictions à la teinture d’achillée. L’achillée est un bon moyen pour arrêter les hémorragies pulmonaires et peut, utilisée conjointement avec la racine de roseau odorant, guérir le cancer du poumon. Il faut mâcher de la racine de roseau pendant la journée et, matin et soir, boire une tasse d’achillée par petites gorgées. Les hémorragies stomacales et les hémorroïdes saignant fortement, les lourdeurs et les brûlures d’estomac sont rapidement améliorées par la tisane d’achillée.

 

     Une grande quantité de tisane bue aussi chaude que possible est très efficace contre les refroidisse­ments, les douleurs dorsales et rhumatismales.

 

     La tisane d’achillée régularise les fonctions rénales, redonne de l’appétit, fait disparaître l’aérophagie et les crampes d’estomac, les troubles hépatiques, les inflammations du système digestif; elle active la sécrétion des glandes intestinales et favorise ainsi la régularité des selles.

 

     Son action sur le système circulatoire et sur les crampes des vaisseaux sanguins la fait recommander chaudement contre l’angine de poitrine.

 

     Les désagréables démangeaisons de la vulve sont guéries par des lavages et des bains de siège avec de la solution d’achillée.

 

     Contre les hémorroïdes, une pommade très efficace peut être préparée avec de l’achillée (voir utilisation).

 

UTILISATION

 

Tisane:  

 

1 cuillère à thé bien remplie dans • de litre d’eau bouillante. Laisser infuser rapidement.

 

Teinture d’achillée :

 

Une bouteille est remplie jusqu’au col sans tasser avec des fleurs cueillies au soleil et couvertes d’alcool à 38 ou 40°. Laisser macérer 15 jours au soleil ou au chaud près du poêle (20°).

 

Pommade d’achillée :

                  

Bien chauffer 90 g de beurre frais ou de saindoux, y jeter 15 g de fleurs fraîches d’achillée, 15 g de feuilles de framboisiers, le tout haché menu. Laisser frire peu de temps, remuer et sortir du feu. Le lendemain, réchauffer le tout, filtrer et presser dans une toile de lin. Remplir dans des bocaux en verre propres et fermant bien, garder au frigidaire. (Réchauffer avant emploi, N.D.T.)

 

Bain de siège :

                         

100 g d’achillée (plantes entières et fraîches si possible) sont mises à macérer dans l’eau froide toute une nuit. Le lendemain, porter à ébullition et ajouter à l’eau du bain.

 

Mots clefs: archimillée, fonctions rénales, irritation des nerfs, règles, menstrues, ménopause, les soins par les plantes, médecine traditionnelle, médecine naturelle, cancer, gynécologie, inflammation des ovaires, douleurs du bas ventre, incontinences d’urine nocturnes des vieillards et des jeunes enfants, migraines liées aux règles, régénération du sang, douleurs et brûlures d'estomac, troubles hépatiques, inflammations du système digestif, active la sécrétion des glandes intestinales, la régularité des selles.

 


12/02/2016
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AIGREMOINE (Agrimonia eupatoria)

 

      Agrimonia eupatoria : Eupatoire des Grecs, herbe de Saint Guillaume, thé des bois, thé du Nord, sorbette, agrimoine, ingremoine.   

 

      L’aigremoine eupatoire : noms qui viennent, le premier du grec « argemos », l’autre de  Mithridate Eupator , roi de Pont, qui l’introduisit dans la médecine.

 

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    Les signes distinctifs de l’aigremoine :

 

     Elle pousse dans les endroits ensoleillés et secs. Ses feuilles peuvent atteindre jusqu’à 20 cm de long ; elles sont découpées, très velues, vertes sur le dessus, blanchâtres  en dessous ; entremêlées de folioles très petites ; ses fleurs jaunes, à cinq pétales sont disposées en épi étiré en haut de la tige ; elles fleurissent les unes après les autres, de bas en haut durant tout l’été pour donner des petites graines qui s’accrochent aux vêtements ; toute la plante est recouvert de poils doux ; elle atteint 40 cm à 80 centimètres de haut et croit pratiquement sur tous les sols, le long des chemins et des haies, sur les talus, en lisière de bois, dans les prairies comme dans les terrains vagues. Elle appartient à la même famille que l’alchémille.

 

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   Célébrée par Pline qui la considérait comme une herbe magique en affirmant que la décoction de ses feuilles est bonne pour ceux qui ont un mauvais foie. L’aigremoine a tenu pendant des siècles une place importante dans la pharmacopée traditionnelle. Elle entrait dans de nombreux onguents et baumes en raison de son action astringente. Les anciens Égyptiens la connaissaient.

 

    On récolte la plante en floraison de juin à août. L’aigremoine a un pouvoir curatif pour toutes les inflammations du cou, de la bouche de la gorge et des amygdales, aphtes, stomatites,  et gingivites. C’est à elle qu’il faut penser en cas d’angine, de maladie de la gorge, d’aphte, d’haleine fétide ou d’inflammation des glandes salivaires. Pour éviter les angines pharyngiennes chroniques, les orateurs, les chanteurs devraient préventivement se gargariser chaque jour avec de la tisane d’aigremoine.

 

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    Les feuilles agissent merveilleusement bien contre l’anémie sanguine, l’asthme, les crachements et vomissements de sang, les diaprées et la dysenterie. Elles sont utilisées avec succés pour combattre les blessures, les rhumatismes, le lumbago, les digestions difficiles, les cirrhoses et les blocages du foie ainsi que les maladies de la rate. Il faut en boire jusqu’à deux tasses de tisane par jour.

   

    Chacun devrait prendre la peine de prendre une ou deux fois par an un bain avec addition de décoction d’aigremoine (voir utilisation). Les enfants scrofuleux doivent prendre un tel bain tous les jours. L’aigremoine, grâce à ses vertus constrictantes et résolutives, fait partie de nos meilleurs plantes. Le Dr. Schierbaum écrit: trois tasses de tisane d’aigremoine par jour guérissent les dilatations du cœur, de l’estomac, de l’intestin et des poumons, ainsi que les maux de reins et de la vessie, lorsqu’on poursuit le traitement assez longtemps.

 

     Contre les varices et les escarres du bas de la jambe, on conseille vivement la pommade d’aigremoine, qui a sensiblement les mêmes indications que celles du souci (voir utilisation).

 

UTILISATION

Décoction :  Pour les plaies fermant mal, les ulcères variqueux, les contusions, les entorses : faire bouillir cinq minutes, laisser ensuite infuser pendant une heure 200 grammes de feuilles séchées dans un litre de bon vin rouge ; nettoyer les plaies avec cette décoction puis l’appliquer en compresses. Cette formule vaut pour les plaies des animaux.

 

Tisane :      1 cuillère à thé bien remplie dans 1/4 de litre d’eau bouillante. Infuser rapidement.

 

Bain :         200 g dans un bain. Pour un bain complet prendre 200 g de plantes sèches ou quelques doubles poignées de plantes fraîches. Faire macérer toute une nuit dans un seau d’eau. Chauffer le matin et verser dans l’eau du bain.

 

Cataplasme de plante:

 

               Une quantité appropriée de plantes fraîches est rincée rapidement, puis écrasée sur une planche avec un rouleau à pâtes (rouleau bi-conique et non cylindrique = rouleau à pâtisserie).

 

Pommade:

                  Le contenu de deux mains jointes bien remplies de la plante fraiche entière: feuilles, fleurs et tiges, est triturées avec 250 g de saindoux.

 

Bain:         

                     Pour un bain complet prendre 200 g de plantes sèches ou quelques doubles poignées de plantes fraîches. Faire macérer toute une nuit dans un seau d’eau. Chauffer le matin et verser dans l’eau du bain (voir « Généralités », bain complet).

 

                  Dans les affections hépatiques, il est conseillé une tisane composée de 100 g d’aigremoine, 100 g de gaillet et 100 g d’aspérule odorante dans ¼ de litre d’eau bouillante. Infuser rapidement. Boire une tasse à jeun le matin et deux tasses par gorgées au cours de

 

 

Mots clefs:  Inflammations du cou, bouche, gorge, amygdales, aphtes, stomatites, gingivites. aphte, haleine fétide, glandes salivaires, angines pharyngiennes chroniques, anémie sanguine, l’asthme, les crachements et vomissements de sang, diaprées, dysenterie, dilatations du cœur, dilatation de l’estomac, intestin, poumons, reins, vessie, blessures, rhumatismes, lumbago, digestions difficiles, cirrhoses, blocages du foie, maladies de la rate,  varices, escarres du bas de la jambe,


13/02/2016
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AIL DES OURS, AIL DES BOIS (Allium ursinum)

 

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 Tête et oignon de l'allium ursinum

 

     Chaque printemps apporte l’espoir de journées ensoleillées et de chaleur. Intérieurement, nous sommes à nouveau joyeux et légers. Face à ce splendide renouveau vert, il nous faut faire une cure de printemps, un dépoussiérage et un nettoyage qui nous rafraîchit la santé d’une façon, qui n’est pas à dédaigner.

 

ail des ours se répand en vastes étandues dans les sous bois.JPG

 

L'ail des ours forment de vastes étendues dans les sous bois.

 

     Pour cela, l’ail des ours (ou ail sauvage) survient comme le premier cadeau du printemps. Les feuilles brillantes lancéolées, vert clair, ressemblant à celles du muguet, sortent d’un oignon allongé qui est enveloppé de pelures blanches transparentes.

 

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  La hampe florale avec ses clochettes blanches a environ 30 cm de haut. L’ail des ours pousse sur les prairies riches en humus, sur les alpages ombragés et humides, sous des buissons dans les forêts de feuilles et de montagne. Sa forte odeur d’ail le fait détecter bien avant qu’on ne le voie. C’est cette odeur-là qui l’a fait nommer ail sauvage et qui évite toute possibilité de confusion avec le muguet ou avec la colchique toxique d’automne.

 

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      Au début du printemps bien des forêts alpines sont remplies de fraîches et vertes feuilles de l’ail des ours. Elles sortent de terre en mars ou avril, quelquefois plutôt. Elles fleurissent à la mi-mai ou mi-juin.

    

     De puissantes vertus curatives dorment en lui et l’on raconte que les ours, après leur sommeil hivernal, cherchent cette plante pour se nettoyer l’estomac, les intestins et le sang. A vrai dire, l’ail des ours a les mêmes vertus que notre ail domestique, mais bien plus puissantes. Aussi est-il parfaitement indiqué pour les cures dépuratives de printemps, ainsi que pour l’amélioration des maladies chroniques de la peau.

 

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     Le séchage atténue les vertus curatives des feuilles. Aussi, au printemps seront-elles utilisées fraîches. Elles sont hachées menu et consommées sur des tartines beurrées ou encore comme condiment dans la soupe de chaque jour (ne pas les faire cuire), sur des pommes de terre, dans des boulettes de pain, de pomme de terre, de farineux (accompagnement typique en Bavière et Autriche: Knôdel, N.D.T.) et tous les plats où on utilise généralement du persil. On peut consommer les feuilles en salade ou cuites. Dans ce dernier cas, on adoucit leur goût très fort en les mélangeant avec des feuilles d’ortie.

 

     On récolte les jeunes feuilles d’avril à mai avant la floraison. Les bulbes, en fin d’été ou en automne. Les oignons sont à utiliser comme l’ail domestique.

 

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    Pour les personnes qui ont l’estomac délicat, hacher finement les feuilles et les oignons bien fin, les couvrir de lait chaud, laisser macérer deux à trois heures, puis boire le jus obtenu, par gorgées.

 

     Pour avoir l’ail des ours toute l’année sous la main, on prépare une liqueur , dont on prend 10 à 12 gouttes chaque jour dans un peu d’eau. Ces gouttes développent la mémoire, empêchent la calcification des artères et repoussent bien des maux.

 

     L’ail des ours agit très favorablement sur l’estomac et les intestins. L’ail des ours est souverain contre les diarrhées aiguës et chroniques, même si celles-ci s’accompagnent de flatulences et de coliques, de même contre la constipation, quand celle-ci est due à des crampes ou une paresse intestinale. Les vers, même les ascarides, disparaissent peu de temps après la consommation d’ail des ours.

 

     Avec l’amélioration du fonctionnement du système digestif disparaissent les troubles causés chez les personnes âgées ou les gros mangeurs par un intestin paresseux ou surchargé.

 

     Les troubles cardiaques et les insomnies provenant d’un mauvais fonctionnement de l’estomac, ainsi que les troubles causés par la calcification des artères ou l’hypertension,

 

tels que les étourdissements, la tête lourde, l’oppression, diminuent notablement.

 

     La pression sanguine reprend lentement un niveau normal. Le vin d’ail d’ours (voir utilisation) est un médicament merveilleux pour les vieilles personnes atteintes d’engorgement des poumons et agit même contre les vieilles toux. L’engorgement des poumons diminue et par là même la gêne respiratoire. Contre l’œdème pulmonaire et l’hydropisie dont souffrent souvent les vieilles personnes, ce remède est à conseiller chaudement. Les feuilles fraîches nettoient les reins et la vessie et activent l’évacuation de l’urine.

 

     Les plaies qui cicatrisent mal sont à enduire de jus de feuilles d’ail et ainsi elles guérissent rapidement.

 

     Les troubles coronariens sont, au moins en partie, apaisés.

 

      L’ail des ours est un dépuratif que l’on ne pourra jamais assez estimer et qui est insurpassable dans le cas d’affections dermiques chroniques. Le médecin naturaliste et prêtre suisse Künzle prônait particu­lièrement l’utilisation de cette plante: «elle nettoie l’organisme tout entier, en chasse les matières malades ou sclérosées, régénère le sang, détruit et expulse les matières toxiques». Les gens éternellement maladifs, ceux qui ont des dartres, des figures pâles, scrofuleux et rhumatisants devraient être en adoration devant l’ail des ours. Aucune médication au monde n’est aussi efficace pour nettoyer l’estomac, les intestins et le sang. Les jeunes gens s’épanouiraient comme des roses d’espalier ou comme une pomme de pin au soleil.

 

    Künzle dit aussi avoir connu les membres d’une famille qui, avant de consommer l’ail des ours, «étaient malades à longueur d’année, ne quittaient pas le médecin, étaient pleins de boutons et de dartres, qui étaient scrofuleux sur tout le corps, pâles comme la mort, et qui après une longue cure de ce don de la nature , étaient redevenus totalement sains».

 

 

Comme condiment:

    Des feuilles fraiches sont coupées très fin comme du persil ou des fines herbes et étalées sur des tartines, mélangées à  la soupe, aux sauces, à la salade ou saupoudrées sur les viandes.

 

Liqueur d’ail:

    Remplir un flacon jusqu’au col, sans tasser, de feuilles fraiches ou de bulbes finement hachés, remplir d’alcool Š 38 ou 40–, fermer hermétiquement et laisser macèrer au soleil ou à côté du poêle pendant deux semaines au moins. Prendre quatre fois par jour 10 à 15 gouttes dans de l’eau.

 

Vin d’ail:

 

    Faire bouillir rapidement une poignée de feuilles hachées dans 1/4 de litre de vin blanc, sucrer selon votre goût avec du miel ou du sirop. En boire quelques gorgées par jour, très lentement.

 

Liens :

 

Papilles estomaquées.

 

Plantes et jardins conseils.

 

 

Mots clefs: ail des ours, ail des bois, diarrhées aiguës, Insomnies, troubles cardiaques, calcification des artères, flatulences, coliques, constipation, vers, ascarides, système digestif, étourdissement, respiration, tête lourde, oppression, engorgement des poumons, gêne respiratoire, œdème pulmonaire, hydropisie, plaies qui cicatrisent mal, troubles coronariens, affections dermiques chroniques, rhumatismes,

 

 


14/02/2016
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BOURSE A PASTEUR (Thisapi bursa pastoris)

 

 

Thiaspi bursa pastoris :   Bourse à berger, boursette, capselle, tabouret, malène ou mallette à berger, mille fleurs, moutarde sauvage, moutarde de Mithridate.

 

Soins:

 

    Blessures, saignements, circulation du sang, l’hypo et hypertension, nez, hémorragies stomacales et intestinales, les saignements anormaux de la matrice, affections et atrophies  musculaires et articulaires en autre l’hernie inguinale.


    Cette plante se trouve dans les chemins, prairies, jachères, fossés, talus, champs, potagers, sur les vieilles murailles et les masures.

 


    Cette crucifère, considérée comme une mauvaise herbe, possède des propriétés médicinales de premier ordre.

Bourse de pasteur 2.JPG

 

    La floraison a lieu de mars à novembre. Les feuilles irrégulièrement dentelées forment une rosette identique à celle du pissenlit. La hampe florale atteint 40 cm de haut. Les petites fleurs, à quatre pétales, d’un blanc sale, forment une ombelle qui s’étire en une longue grappe de gousses. Ces fruits , en forme de cœur, fixés au bout d’une queue de 2 cm de long, ont son nom à la plant, car ils ressemblent, par leur forme triangulaire plate , à la bourse qui pendait autrefois à la ceinture des bergers. Les poules les adorent.  

  Deux à trois tasses de tisane de bourse-à-pasteur bues quotidiennement soignent les saignements : nez, hémorragies stomacales, intestinales, mais aussi les saignements anormaux de la matrice.

 

 


     La décoction de bourse-à-pasteur agit d’une manière étonnante sur les blessures dont on ne peut pas arrêter le saignement.

     En cas de règles trop abondantes, boire 8 à 10 jours avant leur début, quotidiennement, 2 tasses de tisane faite en infusant 1 cuillère à thé de plantes par tasse. Cette tisane régularise aussi les menstruations pendant la puberté.
     
      Pendant la ménopause, chaque femme devrait faire une cure de deux tasses par jour pendant quatre semaines, s’arrêter pendant trois semaines et ainsi de suite.

      Les hémorroïdes saignantes sont soignées par des bains de siège, des lavages et des petits lavements à la décoction de bourse-à-pasteur.

      Les mères dont la poitrine enfle au cours de l’allaitement doivent étuver de la plante fraîche dans une passoire et se l’appliquer chaude en l’enveloppant dans un linge.

     Une tisane faite par moitié de bourse-à-pasteur et de prêle est hautement recommandée pour calmer les hémorragies rénales.

     La bourse à-pasteur, comme le gui, régularise la circulation du sang et qui de ce fait agit contre l’hypo et l’hypertension.

     Au contraire du gui que l’on doit faire macérer dans l’eau toute une nuit, il faut jeter la plante dans l’eau bouillante.

      On boit deux tasses de tisane par jour et on s’arrête quand la circulation du sang s’est normalisée.

      La tisane de bourse-à-pasteur a une action aussi bonne que celle du gui sur les saignements de la matrice. Dans ce cas aussi, la tisane n’est prise que temporairement.

Bourse de pasteur 3.JPG

 

     Cette plante est particulièrement efficace contre les affections et atrophies  musculaires et articulaires en autre l’hernie inguinale.

     En teinture, elle doit être hachée menu, macérée dix jours dans de l’eau de vie de grain, près du poêle ou au soleil.

    Faire quelques frictions chaque jour et boire 4 tasses de tisane d’alchémille avec dix gouttes de cette teinture par tasse.

    L’action de ses deux plantes est prodigieuse. Elle peut guérir en quelques semaines les cas les plus. Prévoir un traitement de six semaines pour une guérison complète en profondeur.

    En attendant que cette teinture soit prête, il est conseillé des enveloppements aux "Herbes du Suédois". (notes en bas de page).

 

Bourse de Pasteur Capsella bursa pastoris.JPG


     "Une femme de 62 ans, à la suite du relâchement du sphincter anal, a eu un prolapsus du gros intestin et fut opérée, mais des douleurs intolérables du bas ventre persistaient. Les médecins n’envisageaient pas une deuxième opération. Il n’y a plus rien à faire, disaient-ils." Ses douleurs ont totalement disparu, le prolapsus a complètement régressé et le sphincter a repris sa fonction normale deux jours seulement après le début du traitement.

 


UTILISATION

 

Tisane :    

 

Une cuillère à thé bien remplie de plantes pour 1/4 de litre d’eau bouillante. Laisser infuser rapidement.

Bain complet et bain de siège :

 

Voir les notes en fin de page.

Cataplasme :

 

    Une double main bien remplie de plantes, si possible fraîches, à faire ramollir à la vapeur dans une passoire, envelopper les plantes chaudes dans un linge et les appliquer sur la partie affectée.

Teinture :    

 

     Hacher la plante entière, feuilles, tiges, fleurs et gousses. Remplir un flacon jusqu’au col sans tasser. Couvrir d’alcool à 38 ou 40°. Laisser macérer 15 jours au soleil ou au chaud (20°).

    Quatre tasses de tisane d’alchémille par jour et des frictions à la teinture de bourse-à-pasteur sont conseillées en cas de descente de matrice. La friction doit être faite depuis la vulve et se poursuivre sur le bas-ventre. Il est absolument indispensable de préparer la teinture avec des plantes fraîches, qui agissent vite et sûrement.


 

Enveloppement à la liqueur du "Suédois".


     On imprègne de quelques gouttes de liqueur un morceau d’ouate, de cellulose ou de coton hydrophile de taille approprié à la partie à traiter et on l’applique sur l’endroit malade, qu’il faut absolument enduire auparavant, légèrement, de saindoux ou de pommade au souci pour éviter une déshydratation de la peau par l’alcool de la liqueur. Une feuille de plastique est posée sur la compresse pour éviter de tacher le linge. Bander avec une étoffe chaude et éventuellement une bande Velpeau. Laisser agir la compresse deux à quatre heures. Si le patient le supporte, on peut la laisser en place toute la nuit.

     Après le traitement, poudrer la peau. Dans le cas de peaux très sensibles qui présenteraient une inflammation, laisser moins longtemps en place ou retirer de temps en temps la compresse. Les personnes présentant une allergie malgré ces précautions, ne mettront pas de feuille plastique sur la compresse et la recouvriront seulement d’une étoffe chaude. N’omettre en aucun cas l’enduction de la peau avant la mise en place de la compresse. En cas de démangeaison, se servir de pommade au souci.

     Les enveloppements n’obligent pas à rester couché. Si les compresses sont bien fixées, on peut s’asseoir ou même vaquer à ses occupations domestiques.

Bain complet :

 

     Les plantes nécessaires seront mises à macérer dans l’eau toute une nuit. On utilise un seau (6 à 8 litres) plein de plantes fraîches ou 200 grammes de plantes séchées. Le lendemain matin, chauffer le tout et verser la solution obtenue dans l’eau du bain. La durée du bain est de 20 minutes. Le cœur doit rester hors de l’eau (température du bain 37 – C.). Après le bain, ne pas s’essuyer, mais s’envelopper dans une grande serviette ou un peignoir de bain et se coucher pour transpirer une heure au lit.

 

Bain de siège :


     Pour un bain prendre 1 seau de plantes fraîches ou 100 grammes de plantes séchées et on opérer comme pour un bain complet. Le corps doit être immergé jusqu’au-dessus des reins. Observer les prescriptions propres à chaque plante (température 39 C).

    L’eau d’un bain complet ou de siège après réchauffage peut resservir deux autres fois.



Mots clefs: bourse à pasteur, bourse à berger, boursette, capselle, moutarde sauvage, blessures, saignements, circulation du sang, l’hypo et hypertension, nez, hémorragies stomacales et intestinales, les saignements anormaux de la matrice, affections et atrophies  musculaires, atrophie articulaires, hernie inguinale.



 

 


15/02/2016
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