A petaouchnoc

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GUI (Viscum album)

 

 

(Gillon, verguet, bois de Sainte-Croix)

 

Indications :

Épilepsie, troubles hystériques, crampes chroniques, engelures, système glandulaire, diabète, troubles du métabolisme, problèmes hormonaux, ménopause, battements déréglés, palpitations de cœur, bouffées de chaleur, angoisses, essoufflements, artériosclérose, apoplexie, antihémorragique, hémoptysie, selles sanglantes (typhus et dysenterie), crachement de sang, trouble cardiaques, grave désordre circulatoire, diabète, troubles du pancréas, hypotension, hypertension, étourdissements, vertiges,  acouphènes.

 

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     Plante sacrée pour la plupart des anciennes peuplades de l’Europe, symbole de l’immortalité parce qu’il reste vert et vivant quand les arbres qui le portent semblent morts.

Qui ne le connaît pas, lui qui, avec ses racines suçoirs, parasite les feuillus, les pins et sapins, lui qui est la plus connue de nos plantes médicinales. Il pousse en touffes parasites sur les arbres.

 

     Les feuilles toujours vertes sont charnues. Les baies blanchâtres sont vitreuses et remplies d’une viscosité collante. Les oiseaux transportent les graines collées à leur bec et c’est en le nettoyant sur une branche qu’ils sèment les graines, ou bien, celles non digérées sont rejetées avec les fientes. C’est ainsi que la propagation de la plante est assurée, car les graines ne germent ni dans l’eau, ni dans la terre.

 

     La variété de noms populaires que porte le gui permet de conclure que celui-ci a été de tous temps une plante médicinale et de sorcellerie. C’est une plante entourée de mystère. Les druides la tenaient pour une plante sacrée, une panacée qui pouvait chasser tous les maux. Les prêtres la cueillaient avec des couteaux ou des serpettes d’or au cours d’une cérémonie.

 

     Tous les médecins naturalistes la reconnaissent comme un moyen efficace et sûr contre l’épilepsie. Cette antique plante médicinale est aussi attestée par un médecin, disciple de Kneipp, le Dr. Bohn. Il la recommande actuellement pour les crampes chroniques et les troubles hystériques.

 

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     Je rappelle qu’il sert de base à une méthode contre le cancer connue sous le nom de « viscumthérapie », qui née en Suisse d’après les études de Rudolph Steiner, fondateur de l’anthroposophie, est reconnu dans de nombreux pays mais pas en France ou tout est interdit.

 

     On récolte les feuilles et leurs petits pédoncules qu’on coupera fin pour sécher. La récolte se fait seulement du début octobre à mi-décembre et du début mars à fin avril, car en dehors de ces périodes, le gui n’a pas de pouvoir curatif. Les plantes qui poussent sur les chênes et sur les peupliers passent pour les plus actives, mais celles qui poussent sur les sapins, les pins et les arbres fruitiers sont bonnes aussi.

Encore un conseil pour la récolte: c’est préférable en mars et en avril, car le gui n’a que peu de baies, les oiseaux les ayant mangées en hiver. De ce fait, on évite l’extraction des baies présentes d’octobre à décembre.

 

     Beaucoup de gens désinformés, et qui ne l’est pas aujourd’hui quand les médias et la presse sont dans une seule main et inféodés au pouvoir, pensent que le gui est un poison. Les feuilles et les tiges ne sont en aucune façon toxique. Par contre, les baies le sont quand elles sont ingérées. Quand on les broie avec du saindoux, on en fait une pommade (voir utilisation) à usage externe qui est employée contre les engelures avec succès.

 

      Une femme qui avait eu le nez gelé plusieurs années auparavant n’osait plus sortir de chez elle avec son appendice violacé. D’année en année, les troubles étaient plus aigus. Une purée de baie de gui sur son nez pendant la nuit l’a guérit.

 

     Le gui est un activateur du métabolisme, car il influe favorablement sur tout le système glandulaire. En même temps, son action sur le pancréas est si bonne que le diabète se résorbe si on suit une cure de tisane assez longtemps. En particulier, les gens qui ont des troubles du métabolisme devraient essayer de faire une cure continue de six mois de tisane de gui. Les problèmes hormonaux relèvent aussi du gui qui a un excellent effet sur leur régulation. Dans ce cas, il convient de boire deux tasses au moins par jour, une le matin et une le soir et chacune en deux fois.

 

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     Le gui est un moyen de premier ordre contre l’artériosclérose, très apprécié et recommandé contre l’apoplexie, ce cas est pratiquement inexistant chez ceux qui boivent de la tisane de gui. Si on a eu une crise, il faut boire six semaines durant trois tasses, trois semaines deux tasses, et deux semaines une tasse. La première tasse doit être bue moitié avant le petit déjeuner, moitié après. La deuxième tasse moitié avant, moitié après le déjeuner, la troisième tasse moitié avant le dîner, moitié après, toujours en deux fois.

 

     La tisane est un antihémorragique. Des instillations froides dans la narine arrêtent un saignement de nez. Il faut en boire contre l’hémoptysie (crachement de sang) et contre les selles sanglantes, surtout en cas de typhus et de dysenterie.

 

     Le gui est considéré comme le meilleur tonique du cœur et de la circulation. Dans les cas de graves désordres circulatoires, on n’insiste jamais assez sur l’emploi du gui. Le gui contient des substances qui régularisent les fonctions corporelles; on constate qu’il provoque l’invraisemblable: il fait baisser la tension des hypertendus et monter la tension des hypotendus. Le cœur irrégulier est régularisé et la capacité d’efforts est augmentée dans les troubles consécutifs et accessoires des anomalies de la tension, telles que montée du sang à la tête, étourdissements, sifflements d’oreilles et troubles de la vue qui disparaissent. Le gui agit contre tous les troubles cardiaques de telle sorte que l’on peut dire que c’est l’allié indispensable dans tous les problèmes cardiaques et de circulation. La vie actuelle agitée, qui impose à chaque être humain un rythme toujours accru, a véritablement besoin de cette assistance. Des nombreuses attestations prouvent les gens qui souffraient d’hypertension, de forts troubles de circulation, d’abattement, de troubles cardiaques et de troubles du rythme cardiaque, vertiges et dégoût du travail ont, grâce au gui, été rapidement débarrassés de leurs problèmes. Ils se sentent mieux et retrouvent leur ardeur au travail.

 

     Trois tasses journalières de tisane de gui préparée à froid et bues par gorgées au cours de la journée normalisent le cœur et la circulation et génèrent une efficacité accrue au travail. Il est important de faire chaque année une cure de six semaines: trois semaines trois tasses journellement, deux semaines deux tasses et une semaine une tasse. La circulation et la tension artérielle se seront améliorées pendant ces six semaines. Pour maintenir cette bonne forme, il serait souhaitable de boire une tasse de tisane de gui chaque matin pendant toute une année.

 

     La régulation de la tension élimine les troubles de la matrice et des règles, surtout les règles trop abondantes et les pertes postnatales.

Les troubles de la ménopause avec battements déréglés et palpitations de cœur, bouffées de chaleur, angoisses et essoufflements, sont atténués ou supprimés si on prend de la tisane de gui pendant cette période où on a le sentiment «d’années critiques». Le jus frais de gui peut supprimer la stérilité. Le jus est préparé avec du gui frais lavé qu’on passe dans la centrifugeuse (ou au mixer, ). Il faut en prendre 25 gouttes dans un peu d’eau à jeun le matin % heure avant le petit déjeuner et le soir avant de se coucher.

 

     Dans la presse londonienne parut il y a un certain temps un compte rendu indiquant que trois groupes de chercheurs différents étaient arrivés à la conclusion qu’un haut pourcentage de cancer du sein chez les femmes de plus de 50 ans était dû à l’absorption de médicaments hypotenseurs pendant plusieurs années. Pourquoi prendre ce risque, puisqu’on a le gui à sa disposition.

 

 

UTILISATION

 

 

Teinture:

 

Des gouttes toutes prêtes sont disponibles en pharmacie. (Allemagne, Suisse, Portugal.)

 

 

Jus frais:

 

Passer des feuilles et des tiges à la centrifugeuse de ménage (ou mixer).

 

 

Pommade:

 

Des baies fraîches sont triturées à froid avec du saindoux en une pommade à usage externe contre les engelures.

 

 

La tisane :

 

La tisane de gui est à préparer à froid uniquement. Une cuillère à thé bien remplie dans 1/4 de litre d’eau froide, laisser macérer toute la nuit. Tiédir le matin et passer. Si on a besoin d’une grande quantité de tisane, la conserver pour la journée, dans une thermos rincée à l’eau bouillante. Réchauffer la tisane au

 

 

 Mots clefs: Gui, Épilepsie, troubles hystériques, crampes chroniques, engelures, système glandulaire, diabète, troubles du métabolisme, problèmes hormonaux, ménopause, battements déréglés, palpitations de cœur, bouffées de chaleur, angoisses, essoufflements, artériosclérose, apoplexie, antihémorragique, hémoptysie, selles sanglantes (typhus et dysenterie), crachement de sang, trouble cardiaques, grave désordre circulatoire, diabète, troubles du pancréas, hypotension, hypertension, étourdissements, vertiges,  acouphènes.

 

 

 



06/03/2016
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