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Le Ciel en Enfer Patrick Letellier

Ce livre répond aux questions que vous vous posez sur la Légion Étrangère et sur Madagascar. J'aime beaucoup cet auteur en raison que mon frère est légionnaire au 3e REI en Guyane française.

 

 

 

     L'auteur retrace les aventures d’un légionnaire dans un cadre politique précis. L’habileté de l’écrivain à épouser, comprendre et se révolter de ce statut de « soldat très spécial » est l’occasion pour lui d’offrir quelques grandes pages de littérature. A noter une bibliographie et une documentation de premier ordre qui cisèle le contexte et donne un sentiment riche qui mêle le récit, la biographie et l’essai.

 

    « Le Ciel en Enfer » est une démarche à travers Madagascar, île de beauté et de contrastes, à la faune et à la flore inégalées: l’esclavage et les religions ; les royautés et le colonialisme barbare; l’insurrection, la répression, l'indépendance.

 

     "Le Ciel en Enfer" est un roman d’aventures, des vies coups de poing, des pages de pus, mais aussi des passions.

 

  

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 Depuis que Letellier Patrick a réclamé auprés d'amazon pour non paiements de ses livres en papier broché, le ciel en enfer et ses 4 autres livres toutes ventes confondues , dans toutes les librairies mondiales d'amazon,  ont été vendus à environ 106.000 ex entre 19 € et 58 € selon ses librairies partenaires, Depuis, sans répondre aux injonctions répétées, Amazon les retire de ses catalogues . L'auteur ne sait même pas combien amazon a vendu en numérique. Amazon a commis un piratage des droits d'auteurs du siècle. Il ne paie pas ses auteurs auto-édités. Nous allons monter des blogs de dénonciations et fédérer les auteurs qui se sentent spoliés.

 

Lien de vente en papier broché le ciel en enfer site étranger mais livre en français

 

 

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letellierpatrick@ymail.com

 

 

 

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1er Prix des auteurs indépendants à Paris.

 

 

Copyright © 2013 Patrick Letellier

Tous droits réservés

 

Le code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes de l’article L. 122-5.2° et 3° a, d’une part, que les "copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective" et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, "toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayant cause est illicite" (art. L. 122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivant du code de la propriété intellectuelle.

 

ISBN : 979-10-93664-00-2

 

 

 Dédicace

 

 

Je dédie ce livre à mon frère Philippe, ancien légionnaire au 2e R.E.P qui a sauté sur Kolwezi ; et à mon neveu Cédric. Mais aussi, à mes amis anciens légionnaires : Daniel Aucouturier : alias Denis Allard ; Michel Thouzeau : alias Michel Thareau ; Robert Lefevbre, alias Roger Lemaire ; Marcel ; Jean – Pierre Aubry ; Pépé Moralés ; Francis ; Voisin et Bamer, leurs vrais noms, l’un assassiné au quartier des punis, l’autre, mort en parachute, et tous ceux dont j’ai oublié les noms. Ainsi qu’à mes amis écrivains qui m’ont lus et commentés : Alphonse Boudard, qui n’est plus parmi nous à l’heure où j’édite ; Francis Fehr ; Thierry Bayle ; Laurence Labbé ; Mickael Guichaoua, historien, qui m’a conseillé dans mes explications sur l’Empire Ottoman, et Patricia Epstein.

 

 

 

 

La colonisation de Madagascar s’est effectuée dans l’immonde.

Jamais nous n’avions vu de semblables tueries.

 

 

L’être humain est le seul animal qui tue et torture pour le plaisir !

 

 

 

LE CIEL EN ENFER-- 1

Dédicace- 4

L’arnaque- 12

Le bas Fort Saint-Nicolas- 18

L’instruction- 24

Croix de fer à dix-huit ans- 34

Le Néron Malgache- 39

Il boxe et tue son beau frère- 43

Un lémurien voleur 47

La légende du lac sacré- 49

Tirs aux mortiers- 55

Une rivière d’or 59

Boutique mon cul 68

Incorporé de force dans la S.S- 77

La terrible colonisation- 96

Les Chinois assassinent 109

Le requin- 114

Le mercenaire- 121

Un ancien bagne- 129

La pirogue se brise sur les rochers- 134

La nuit des chiens volants- 144

Des squelettes dans la falaise- 149

Le trésor de Libertalia- 155

Fémurs et tibias- 163

Tam-tam téléphone- 167

Le cachot 173

Deuxième Partie- 176

Camerone et la main de bois- 176

Le bronx- 181

La voleuse- 185

Des squelettes à la maison- 189

Au pouf, le bordel de la légion- 198

Assassinat de Boisin- 219

Bamer se crache en parachute- 230

Libéré- 233

Ineluctable- 238

Épilogue: 249

Appendice- 251

L’insurrection à Madagascar de 1947- 257

Les massacres et les tortures en Algérie. 271

Déclaration d’Hélie Denoix de Saint Marc- 276

Bibliographie- 322

Autres livres de Patrick Letellier sur Amazon- 324

 

 

 

 

Première Partie

Chapitre 1

 

 

 

– Avance, cadavre, avance...

 

Ployé sous une charge de vingt kilos, meurtri par le harnais de la plaque de base, j’escaladais les contreforts de la montagne des Français, un vieux massif volcanique au Nord Est de Madagascar, à la tête de mon groupe.

 

Mon groupe ? Quatre Légionnaires éreintés, abrutis de fatigue, écrasés par les éléments du mortier de 81 qu’ils portaient sur le dos.

 

Nous marchions tant mal que bien dans les rochers escarpés, depuis si longtemps que nous avions perdu la notion du temps, de l’espace, du réel.

 

Je marchais plié en deux, tête basse, la main sur le foie, pressant un horrible point de coté...

 

– Avance cadavre, avance encore, avance putain de merde...

 

Malgré la fatigue, malgré la chaleur, torride‚ malgré la douleur, nous devions crapahuter, crapahuter et crapahuter encore... Et lutter sans cesse pour que le matériel et les sacs ne nous fassent pas rouler dans les cailloux en contre bas, dans une anfractuosité à gueule de diable.

 

Chaque pas constituait une victoire, sur l’épuisement, sur la montagne, sur la bêtise... Une victoire soutenue par un orgueil imbécile, un esprit d’émulation stupide, propre à la Légion, qui nous contraignait à souffrir en silence jusqu’à l’extrême limite. Objectif de notre mission : Ambilobé, non loin du Lac sacré‚ dans une nature vierge, inexplorée, un décor de rêve, épargné par les pots de colle catapultés par les ogres du tourisme.

 

Nous marchions à la manière d’automates dont on aurait oublié de graisser les rouages. Et comme tous les marcheurs fourbus dans une nature hostile, je radotais d’une voix pâteuse, inaudible, pour m´insuffler de l’énergie.

 

– Traîne pas les pieds, cadavre ; encore un pas, un autre, un autre encore ; avance charogne.

 

Les épineux nous fouettaient le visage. Les rochers écorchaient nos genoux. Les sentiers se faisaient arides. Une douleur aiguë me transperça l’épaule : un anthrax qui s’était formé sur l’omoplate choisit ce moment pour crever sous la courroie de la plaque de base qui me sciait l’épaule. La brûlure irradiait mes tempes ; elle la serrait dans un étau.

 

– Que j’ai mal, pourquoi ai-je si mal ? Avance ! Avance cadavre... Qu’ai-je fait pour souffrir autant ? Encore un pas... Sommes-nous encore loin ? Putain de Légion ! Légion de merde ! Pot de pus...

 

Raidies par l’effort, mes jambes se paralysaient, alourdies par la charge de l’armement et du sac.  Chaque pas ponctuait la révolte, la haine. Mordus par les ampoules – chauffées à blanc dans la toile serrée des pataugas – mes pieds traçaient des sillons dans la latérite. Les autres, loin derrière, tout autant peinaient.

 

– Avance, marche, crève, mais avance...

 

Mon regard fou, halluciné de souffrance, ne distinguait plus le paysage pourtant grandiose qui m’entourait.

 

– Fumiers !

 

Fumiers qui ? Pas la moindre idée. Mais fumiers quand même. Mon battait la chamade. Tête rejetée en arrière, un rictus grimaçant sur les lèvres, je crachais l’écume en tentant de happer un peu d’air frais du matin. Une pensée idiote me fit me comparer à un cheval monté par un jockey sadique, vivant les affres d’une course sous les hourras des parieurs.

 

– Putain d’Légion...

 

Mon entraîneur jouissait-il au moins ? Et les parieurs ? J’aurais voulu les connaître. Leur trancher la gorge avec les dents, leur plonger une cuillère à café dans les yeux, les énucléer…

 

– Venez salopards. Vous et moi sur une île déserte on verra celui qui mange l’autre.

 

J’essuyais la mousse blanchâtre qui s’écoulait de mes lèvres avec mon chapeau, informe chiffon oublié dans ma main, qui se balançait au hasard de mes mouvements désordonnés...

 

– Mais qu’est ce que je fous dans cette galère ? Pourquoi ai-je préféré l’exil et les privations à la douceur du foyer ? J’étais heureux à la maison, chez les miens ! Avance bougre de con, marche maintenant !

 

 

Chapitre 2

L’arnaque

 

 

 

Une trousse de toilette, quelques vêtements, et je me représentais au bureau de recrutement de la Légion étrangère au fort de Nogent-sur-Marne. La semaine précédente mes dix-huit ans firent sourire le sergent recruteur :

 

– Avez-vous une autorisation parentale ?

 

Parti sans le dire à mes parents, c’est dur pour l’ego d’un gosse de se faire renvoyer au bercail comme un morveux.

 

Je serrais dans ma main la précieuse autorisation dûment légalisée par la mairie...

 

Pas facile de l’obtenir cette autorisation. Oh, ni cris ni scène. Non ! Mais les sanglots silencieux d’une mère ; le mutisme d’un père effondré ; et l’interrogation muette dans les yeux d’un frère, trop jeune pour comprendre cette soirée familiale catastrophe.

 

Malheureux, chez les miens ? Non ! Une famille désunie, violente, misérable ? Non ! Un foyer normalement banal, uni. Rien à priori ne justifiait ce départ pour devenir képi blanc.

 

Et comment les miens pouvaient-ils penser que je fuyais la prison, une histoire de gosses qui me fit mettre entre les pattes de la maison "si je t’arpogne, je te relâche plus" de ma banlieue…

 

Mes neurones se bousculaient grave, difficile d’accepter le désespoir infligé a mes parents, de choisir entre eux et moi, sans espoir de recul.

 

– Jamais je ne signerai ! La Légion ? Mais enfin, il y d’autres armes que la Légion ! C’est un ramassis de têtes brûlées. Tu veux partir vivre ta vie ? A ton âge c’est normal. Ta mère et moi le comprenons. Mais pourquoi choisir la Légion ? Dans la Marine tu apprendrais un vrai métier et tu verrais aussi du pays. Et la Marine c’est tout de même autre chose.

 

– J’y suis allé papa. Mais ils demandent trois mois d’attente.

 

– Trois mois ? Mais qu’est ce que c’est que trois mois, à ton âge ? Trois mois, c’est demain.

 

Comment pouvais-je leur expliquer que je devais partir rapidement, tout de suite…

 

– C’est trop long, Papa. C’est maintenant que je veux partir. J’ai pris ma décision. J’ai dit au revoir à tout le monde. Je pars.

 

Mon père, avec forte voix :

 

– A dix-huit ans tu es mineur ! Et tu dépends encore de moi.

 

– Je le sais que je suis mineur. Mais si vous m’en empêchez, je jette un pavé dans la vitrine du bijoutier. Je veux m’engager à la Légion. Maintenant.

 

– Tu fais une bêtise mon fils et tu le regretteras. Rappelle-toi bien ces paroles.

 

Ma mère pleurait. Son monde basculait. Mais comment leurs expliquer cette invitation chez un camarade qui m’entraînait dans une spirale infernale, avec au bout un choix démoniaque…

 

Que pouvais-je dire pour leur éviter de souffrir ? Que j’avais commis sans le vouloir un chapardage qui avait mal fini, le soir où ils m’avaient permis d’aller manger la galette des rois chez mon ami jean et sa mère.

 

Une triste histoire : après le repas, mes amis me disent qu’ils n’ont plus ni alcool ni cigarette pour continuer la nuit ; et me proposent d’aller en chercher chez leur grand-mère qui tient un Café Épicerie à Boucqueval, un petit village en Banlieue Nord, distant de 8 kilomètres de leur domicile.

 

Il est tard et la nuit noire. La grand-mère dormait. Nous passons sous la maison par un souterrain secret, vieux de Philippe le Bel, qui rejoint la cave. Nous prenons trois bouteilles de Whisky et montons dans le café par un escalier fermé par une très lourde trappe. Le chien nous fait la fête. Sans bruit, nous chapardons deux cartouches de cigarettes et repartons sans pouvoir refermer la trappe. L’inclinaison de l’escalier ne nous le permet pas.

 

Au matin, la grand-mère qui désire allumer la lumière tombe dans la cave et se brise les deux jambes. L’histoire s’enchaîne. Le père de Jean, séparé de sa femme, inspecteur de police, mène l’enquête. Le chien de berger n`a pas aboyé. Jean avoue. Il n’y eut pas de suite, mais tous les deux devons nous engager : Jean fut pistonné chez les pompiers de Paris et moi,…

 

Mes parents souffraient, mais je ne pouvais plus reculer. Et je ne voulais pas suivre leur exemple : une petite vie tranquille devant une télévision morne, mais tranquille, dans un petit village tranquille. Une vie de sardine en boîte.

 

Je refusais cette vie tranquille, pour mourir tranquille, dans le moule de la douteuse morale chrétienne.

 

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06/06/2017
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