A petaouchnoc

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Un pistolet dans l'assiette


Confusion entre protéines et aliments protéiques

 

-    Actuellement on constate une recrudescence de la mode végétarien-végétalien, avec le mouvement vegan, vous avez peut-être déjà entendu parlé ?

 

-    Je pense qu’après la guerre, les gens ayant été frustrés et carencés - d’ailleurs pendant la guerre, les hôpitaux étaient plutôt vides -, alors après la guerre, les gens se sont jetés sur la nourriture quand il y a eu l’abondance, vous aviez des gens qui commençaient par exemple par un plateau de cochonnaille, après il y avait une viande avec une purée, après y’avait du fromage, après y pouvait y’avoir un dessert aux oeufs, au lait, par exemple île flottante, soit 5 apports de protéines le midi, 5 apports de protéines le soir, donc 10 apports de protéines par jour ; il va sans dire que c’était l’excès.

 

     Alors, des voix se sont élevées pour dénoncer le danger de l’excès de protéines, mais par contre, à vouloir les supprimer c’était extrêmement dangereux. Donc on est passé d’un extrême à l’autre ; on est passé de 10 apports par jour, à 0 apport par jour ou 1-2 apports par semaine, ce qui est une absolue aberration. Les apports protéiques nous en reparlerons, mais il faut pour la plupart des individus, un apport midi et soir. Un peu de viande à midi, un peu de poisson ou de fruits de mer le soir. Ca c’est le mieux. 

 

     Quand je dis « un peu », çà signifie autour des 100 à150 grammes. Ca peut être suffisant, encore que les situations de croissance ou certains états de vieillesse, de malabsorption intestinale peuvent augmenter ces besoins.

 

     Dans le monde de la naturopathie et même le monde de la médecine de beaucoup de médecins malheureusement, et certains nutritionnistes, confondent même protéines et aliments protéiques. Par exemple, tout simplement, 100 gr de viande, c’est à peu près 18-20gr de protéines, 100gr de poisson, approximativement aussi, 100gr d’oeuf, c’est 18 gr (de protéines), or dans 100 gr de viandes, il n’y a pas 100gr de protéines, il y a 18-20 gr. Alors quand on dit qu’un individu doit avoir 1 gr par jour de protéine et par kilo corporel, ce qui signifie pour un petit bonhomme comme moi de 60-63 kilos, 60 gr de protéines, que je trouve dans 150 grammes de viandes + 150 grammes de poisson. 60 gr de protéines se trouve dans 300 gr d’aliments protéiques. Donc il y a une redoutable confusion chez les naturopathes et même chez certains médecins entre protéines et aliments protéiques.

 

     Voilà ma position sur les protéines.

 

2. Les grands principes à respecter pour éviter les dangers de certains modes alimentaires

 

 

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31/05/2019
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Un pistolet dans l'assiette, Présentation de Robert Masson

"Un Pistolet dans l'assiette"

Interview de Robert Masson

par Régis&Greg Production

Crédit image: Wolfgang Zwanzger: fotolia.com

 

Ce document est la retranscription d'une entrevue de presque 3 heures, disponible en vidéo à ces adressses:

Partie 1:

https://www.youtube.com/watch?v=Z2AxsJhcipY

Partie 2:

https://www.youtube.com/watch?v=BESwT7GM_Pg

Relue et approuvé par Robert Masson le 29 juillet 2016.

 

-    Bonjour Monsieur Robert Masson.

 

-    Ravi de vous rencontrer, bonjour !

 

-    Dans un premier temps, je vais vous demander de vous présenter à nos auditeurs.

-    Lorsque j’étais adolescent, j’étais atteint d’une très grave maladie et pour la médecine je n’avais que quelques années à vivre. Alors j’ai cherché simplement à voir s’il n’y avait pas d’autres choses qui pouvaient me tirer d’affaire. On avait dit à ma mère que si j’atteignais 18 ans ce serait un cadeau de Dieu.

 

Elle me l’a dit après parce que quand je l’ai vu en larmes en descendant les services de cardiologie de Pfastatt, j’ai bien compris que ce n’était pas très beau ce qui avait été dit. Alors j’ai cherché ailleurs et j’ai eu la chance de comprendre assez vite ce qui me rendait malade. Je mangeais toute la journée du cacao et du sucre à la petite cuillère, j’adorais lire, et toute la journée je mangeais cela. J’avais horreur des crudités et pour faire l’homme comme les copains je fumais un petit peu. Bon, j’ai arrêté bien sûr le tabac, j’ai eu une nourriture plus équilibrée, des crudités au repas, mais surtout, j’ai arrêté de manger du sucre et du cacao toute la journée. En quelques mois, mes symptômes se sont estompés, je ne pouvais pas courir 20 mètres, impossible de courir.

 

A un moment donné, je me souviens, je revenais d’un match de foot en tant que spectateur, au stade Auguste-Bonal à Sochaux, et là j’ai dû m’asseoir sur une murette à ne plus pouvoir bouger. J’ai fais prévenir ma mère qui est venue me chercher. J’avais un genou gonflé : rhumatisme articulaire aigu, grave, donc le coeur très atteint. Donc en changeant mon mode de vie, j’ai pu me guérir tout doucement. Et après, je devais avoir vers les 25 ou 30 ans, j’ai rencontré celui qui était le plus grand propagateur de la naturopathie en France : Pierre Valentin Marchesseau. Un grand monsieur, au visage de prophète, avec des visions de prophète, quelqu’un d’extraordinaire ! J’ai été son collaborateur 20, 30 ou 40 ans je ne sais plus, il m’appelait son fidèle lieutenant, et je partageais tous ses points de vue en ce qui concerne la santé et la vision globale du monde, sauf en nutrition ou, hormis la question de frugalité et la question du « bio » - on appelait pas cela comme çà à cette époque, on appelait çà « l’état naturel » -, j’étais entièrement d’accord avec lui mais pas d’accord sur le fait de consommer des quantités énormes de fruits et sur le fait de manger tout cru et sur le fait de séparer les aliments protidiques des aliments farineux car bien sûr je l’avais mis en pratique, à cette époque, et j’améliorais ou guérissais déjà le psoriasis, l’arthrose, l’eczéma, l’asthme, mais paradoxalement les gens me disaient

 

« oui, çà va mieux, mais je ne peux plus faire de sport, je ne peux plus avoir de rapports sexuels, je suis crevé-e en permanence »

 

et je me suis dit il y a quelque chose qui ne colle pas, on guérit d’un côté et on esquinte les gens d’un autre côté. Alors là, j’avais énoncé cette petite loi : tout séparatisme alimentaire simplifie la digestion et de ce fait diminue les fermentescences et les putrescences, mais certains séparatismes, notamment farineux-protéines, entraînent perte de poids, de vitalité et d’énergie. Donc c’était une constatation.

 

A partir de là, j’ai été en désaccord avec Pierre Valentin Marchesseau et bien sûr il m’a demandé de ne plus enseigné chez lui, puisque je disais clairement que je ne pouvais pas être d’accord avec des méthodes qui entraînaient une dévitalisation. Après, j’ai été sollicité pour travailler dans une école, la SISMA, qui était à un moment donné l’école la plus importante au monde de naturopathie puisqu’il y avait 330-350 élèves, c’était énorme. Et puis comme avec ces personnes, bien que je sois toujours resté ami avec, je n’arrivais pas à toucher mon salaire, il fallait bien que je vive, naturopathe ou pas, alors j’ai fondé ma propre école et j’ai rencontré Sandrine qui a beaucoup propagé mon « image de marque » si je peux dire et qui a beaucoup agrandi cette école et maintenant, quoique étant séparés, nous sommes toujours la tête du CENA. Donc voilà un peu mon parcours.

 

-    Si je peux me permettre, du coup, on vous a diagnostiqué votre problème cardiaque à quel âge ?

 

-    Autour de 13 ans.

 

-    Et vous en avez combien à présent ?

 

-    Je vais avoir 85 ans. D’ailleurs voyez, quand je pratiquais les méthodes naturelles, toujours nourriture bio certes, frugales certes, mais dissociées car bien sûr j’ai expérimenté aussi sur moi. A cette époque j’allais voir ma mère qui habitait Montbéliard, je partais de Paris jusqu’à Montbéliard, un peu moins de 500km, j’étais obligé de m’arrêter tous les 100km pour dormir, maintenant, plus de 50 ans après, je peux faire le trajet d’une seule traite. Si ma nourriture est restée bio, j’ai très rapidement vu le danger de cette méthode et je l’expliquais tout le temps dans mes conférences. Donc pour moi, c’est une erreur gravissime, dont nous parlerons je pense, de séparer aliments protidiques et aliments farineux.

 

 1.Confusion entre protéines et aliments protéiques

 

 


31/05/2019
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"Un pistolet dans l'assiette" de Robert Masson

 

un pistolet.JPG

 Crédit image: Wolfgang Zwanzger: fotolia.com

 

 

Ce document est la retranscription d'une entrevue de presque 3 heures, disponible en vidéo à ces adressses:


Partie 1:


https://www.youtube.com/watch?v=Z2AxsJhcipY


Partie 2:


https://www.youtube.com/watch?v=BESwT7GM_Pg

Relu et approuvé par Robert Masson le 29 juillet 2016.

 

 

 

 

Présentation de Robert Masson

 

 

-    Bonjour Monsieur Robert Masson.

 

-    Ravi de vous rencontrer, bonjour !

 

-    Dans un premier temps, je vais vous demander de vous présenter à nos auditeurs.

 

-    Lorsque j’étais adolescent, j’étais atteint d’une très grave maladie et pour la médecine je n’avais que quelques années à vivre. Alors j’ai cherché simplement à voir s’il n’y avait pas d’autres choses qui pouvaient me tirer d’affaire. On avait dit à ma mère que si j’atteignais 18 ans ce serait un cadeau de Dieu. Elle me l’a dit après parce que quand je l’ai vu en larmes en descendant les services de cardiologie de Pfastatt, j’ai bien compris que ce n’était pas très beau ce qui avait été dit. Alors j’ai cherché ailleurs et j’ai eu la chance de comprendre assez vite ce qui me rendait malade. Je mangeais toute la journée du cacao et du sucre à la petite cuillère, j’adorais lire, et toute la journée je mangeais cela. J’avais horreur des crudités et pour faire l’homme comme les copains je fumais un petit peu. Bon, j’ai arrêté bien sûr le tabac, j’ai eu une nourriture plus équilibrée, des crudités au repas, mais surtout, j’ai arrêté de manger du sucre et du cacao toute la journée.

 

     En quelques mois, mes symptômes se sont estompés, je ne pouvais pas courir 20 mètres, impossible de courir. A un moment donné, je me souviens, je revenais d’un match de foot en tant que spectateur, au stade Auguste-Bonal à Sochaux, et là j’ai dû m’asseoir sur une murette à ne plus pouvoir bouger. J’ai fais prévenir ma mère qui est venue me chercher. J’avais un genou gonflé : rhumatisme articulaire aigu, grave, donc le coeur très atteint. Donc en changeant mon mode de vie, j’ai pu me guérir tout doucement.

 

     Et après, je devais avoir vers les 25 ou 30 ans, j’ai rencontré celui qui était le plus grand propagateur de la naturopathie en France : Pierre Valentin Marchesseau. Un grand monsieur, au visage de prophète, avec des visions de prophète, quelqu’un d’extraordinaire ! J’ai été son collaborateur pendant plus de 20 ans. Il m’appelait son fidèle lieutenant, et je partageais tous ses points de vue en ce qui concerne la santé et la vision globale du monde, sauf en nutrition ou, hormis la question de frugalité et la question du « bio » - on appelait pas cela comme çà à cette époque, on appelait çà « l’état naturel » -, j’étais entièrement d’accord avec lui mais pas d’accord sur le fait de consommer des quantités énormes de fruits et sur le fait de manger tout cru et sur le fait de séparer les aliments protidiques des aliments farineux car bien sûr je l’avais mis en pratique, à cette époque, et j’améliorais ou guérissais déjà le psoriasis, l’arthrose, l’eczéma, l’asthme, mais paradoxalement les gens me disaient « oui, çà va mieux, mais je ne peux plus faire de sport, je ne peux plus avoir de rapports sexuels, je suis crevé-e en permanence » et je me suis dit il y a quelque chose qui ne colle pas, on guérit d’un côté et on esquinte les gens d’un autre côté.

 

     Alors là, j’avais énoncé cette petite loi : tout séparatisme alimentaire simplifie la digestion et de ce fait diminue les fermentescences et les putrescences, mais certains séparatismes, notamment farineux-protéines, entraînent perte de poids, de vitalité et d’énergie. Donc c’était une constatation.

 

     A partir de là, j’ai été en désaccord avec Pierre Valentin Marchesseau et bien sûr il m’a demandé de ne plus enseigné chez lui, puisque je disais clairement que je ne pouvais pas être d’accord avec des méthodes qui entraînaient une dévitalisation. Après, j’ai été sollicité pour travailler dans une école, la SISMA, qui était à un moment donné l’école la plus importante au monde de naturopathie puisqu’il y avait 330-350 élèves, c’était énorme. Et puis comme avec ces personnes, bien que je sois toujours resté ami avec, je n’arrivais pas à toucher mon salaire, il fallait bien que je vive, naturopathe ou pas, alors j’ai fondé ma propre école et j’ai rencontré Sandrine qui a beaucoup propagé mon « image de marque » si je peux dire et qui a beaucoup agrandi cette école et maintenant, quoique étant séparés, nous sommes toujours la tête du CENA. Donc voilà un peu mon parcours.

 

Si je peux me permettre, du coup, on vous a diagnostiqué votre problème cardiaque à quel âge ?

- Autour de 13 ans.

 

- Je vais avoir 85 ans. D’ailleurs voyez, quand je pratiquais les méthodes naturelles, toujours nourriture bio certes, frugales certes, mais dissociées car bien sûr j’ai expérimenté aussi sur moi. A cette époque j’allais voir ma mère qui habitait Montbéliard, je partais de Paris jusqu’à Montbéliard, un peu moins de 500km, j’étais obligé de m’arrêter tous les 100km pour dormir, maintenant, plus de 50 ans après, je peux faire le trajet d’une seule traite. Si ma nourriture est restée bio, j’ai très rapidement vu le danger de cette méthode et je l’expliquais tout le temps dans mes conférences. Donc pour moi, c’est une erreur gravissime, dont nous parlerons je pense, de séparer aliments protidiques et aliments farineux.

 

2. Confusion entre protéines et aliments protéiques


31/05/2019
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Le principe de la division cellulaire, son effet sur la santé et la longévité

 

      Quelle que soit votre alimentation, vous naissez avec un potentiel de division cellulaire et quand vous arrivez à peu près à 70 divisions, quand vous arrivez au terme de vos divisions cellulaires, c’est la mort. Alors, quand on mange normalement, un homme qui est fait pour vivre 70 ans, va vivre 70 ans.

 

     S’il mange normalement, ses cellules s’usent normalement, meurent normalement et se renouvellent normalement, et il arrive au terme de ses divisions. Par contre, si l’individu mange comme deux pour trois, il mange plus qu’il ne faut, les cellules travaillent beaucoup plus, elles s’usent beaucoup plus vite, elles meurent beaucoup plus vite, elles se renouvellent beaucoup plus vite et les 70 divisions cellulaires, au lieu de se renouveler en 70 ans, vont se renouveler en 50 ans. On peut prolonger la vie, mais en ralentissant la cadence des divisions cellulaires. Par exemple, un individu qui est fait pour vivre 70 ans, lui, mange de tout mais il est sobre, il est frugal, il mange peu. Lui, il demande peu à son métabolisme cellulaire, qui travaille peu, les cellules meurent beaucoup plus lentement et se renouvellent plus lentement, et il va faire ses 70 divisions cellulaires en 90 ans, au lieu de 70 ans.

 

    Donc, en fait, on ne peut pas prolonger la vie, mais on peut ralentir la cadence des divisions cellulaires. C’est cela le secret du rajeunissement, y’en a pas d’autre. Que ce soient des vers de terre, des éléphants ou des rats, en laboratoire on a trouvé qu’un moyen de prolonger la vie de 30 à 40 %, c’est de diminuer les quantités de nourriture. Il n’y a pas d’alimentation propre à prolonger la vie, çà n’existe pas, c’est faux, par contre il y a la frugalité qui prolonge la vie.

 

 

 


31/05/2019
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Les grands principes à respecter pour éviter les dangers de certains modes alimentaires

 

-    Pouvez-vous faire le point des différentes modes alimentaires. Depuis 1960, on a eu la méthode Kousmine, il y a eu la méthode Seignalet et l’alimentation dissociée de Shelton, est-ce que vous pouvez faire un historique ?

 

-    Écoutez, c’est extrêmement simple ! Si vous prenez un monsieur qui vient de faire une dizaine de kilomètres en ayant sur son dos 10 kilos de viande, 10 kilos de poisson, 10 kilos d’oeufs, 10 kilos de fruits, 10 kilos de légumes, 10 kilos de céréales et 10 kilos de légumineuses. L’individu est claqué, il n’en peut plus. Vous fermez les yeux et vous enlevez un paquet, soit les fruits, soit les viandes, soit les céréales, et qu’est-ce que vous dit l’individu ? Ah qu’est-ce que je me sens bien ! Eh bien dans l’homme moderne, actuellement suralimenté, vous enlevez n’importe quoi, les céréales, ou les viandes, ou les oeufs, ou les fruits et l’individu va mieux, tout simplement parce que vous faites un allégement. Il va mieux jusqu’à quand ?

 

     Quand vous enlevez un aliment, l’organisme a des réserves nutritionnelles des éléments qu’il tirait de cet aliment. Par exemple, si vous enlevez les protéines animales et qu’il n’y a plus de B12 dans l’alimentation, eh bien le corps en a pour 3 ans de réserves, donc l’individu va dire « je n’avais pas besoin de cela », c’est seulement au bout de 3 ans qu’il va souffrir d’une carence en B12. Même chose : vous enlevez totalement les fruits, les crudités et les légumes de l’alimentation, l’individu va dire « qu’est-ce que je suis bien », mais au bout d’un an ou deux apparaissent les premières carences en vitamines C ; il va saigner un peu des gencives, il va devenir un peu plus frileux, il va avoir des ongles cassants, il va avoir des infections plus facilement, il va falloir attendre un certain temps.

 

    Même chose, vous enlevez les graisses animales, avant qu’il y ait décalcification par manque de D3, eh bien il va falloir plusieurs mois voire plusieurs années. C’est çà qui est très grave : l’organisme a des réserves qu’il tirait de l’aliment et il va falloir parfois des années avant que n’apparaissent les symptômes de carences.

 

    Par contre, dès l’instant ou vous avez enlevé quelque chose, comme il y a un allégement digestif et métabolique, l’individu va mieux, il y a une diminution de la volémie, du volume du sang qui est plus fluide et moins abondant, le coeur pulse moins et va mieux, l’individu est moins essoufflé, etc. Donc dès l’instant où vous enlevez quelque chose, n’importe quoi, l’individu va aller mieux.

 

     Prenons notre individu qui vient de faire 10km avec tous ces sacs sur le dos, pratiquons l’allégement mais au lieu d’enlever un paquet, enlevons un peu de chaque paquet et on a le même allégement sans risquer de carences. Mais c’est trop simple et on n’aime pas les choses simples. L’individu a besoin que ce soit draconien et a beaucoup de mal à comprendre les nuances.

 

    Vous pouvez inventer n’importe quel système et devenir riche, inventez le « thalassavorisme », par exemple : demain, les gens n’ont plus le droit qu’à manger des poissons, des fruits de mer, des algues et des légumes de mer. Mais vous allez faire des miracles ! Vous allez vous enrichir, jusqu’au moment où les individus auront des carences protéiques puisqu’on aura enlevé les farineux et une bonne partie des protéines seront transformées en sucre, mais en attendant, vous allez devenir milliardaire, ou millionnaire. Donc, toute soustraction d’un aliment va être bénéfique pendant plusieurs mois ou plusieurs années, jusqu’au moment ou apparaissent les carences où l’organisme n’a plus de réserves de l’élément qu’il tirait de l’aliment soustrait. Et là les carences apparaissent, avec les déprimes, etc. et les ruptures de couple, parce que très souvent dans un couple, l’homme oblige la femme (ou le contraire) à suivre tel régime et un jour il y en a un qui en a marre, qui est frustré et qui s’en va. Il y aussi cela dont on parle peu.

 

     Quand on voit ces pauvres gosses qui n’ont pas le droit de manger un morceau de pain parce que çà contient du gluten, d’autres qui n’ont pas le droit de manger un oeuf parce qu’il y a des protéines, un jour ou l’autre, outre les carences organiques, les enfants non seulement tombent malades mais quand ils ont l’âge de décider par eux-mêmes, ils font des orgies de nourriture et ils détestent ces parents qui les ont tant frustrés. On perd tout, on perd non seulement la santé des gosses mais on perd aussi leur amour, c’est extrêmement grave ! En fait, l’homme atteint les plus hauts niveaux de santé quand il mange de tout, mais le plus bio possible et le plus frugalement possible. Si on regarde les centenaires de par le monde, on s’aperçoit de choses extraordinaires ! Il y a des endroits comme par exemple les Vilcabambins, dans l’Equateur, je connais assez bien car l’une de mes élèves, quand je leur demandais de faire une thèse il y a une trentaine d’années, a été faire son stage à Vilcabamba. Là, ils mangent assez peu de viande et ils atteignent un grand âge.

 

     Un autre endroit, vous avez les Abkhazes de Sibérie, ils mangent une nourriture de 80-90% carnée et ils deviennent quand même centenaires, c’est même le seul endroit au monde où les dents repoussent après cent ans. Si vous prenez par exemple les Crétois, où paraît-il, on devient vieux parce qu’on mange beaucoup de fruits, alors comment expliquer que les pays où il y a les super-centenaires, l’île d’Okinawa, où il y a des gens de plus de 110 ans, on voit là qu’ils mangent de tout sauf pratiquement pas de fruits et ça fait des super-centenaires, alors la théorie des anti-oxydant... hum ! Par contre, est-ce qu’il n’y aurait pas un point commun à toutes ces gens qui ont des nourritures totalement différentes et qui atteignent cent ans et plus. Eh bien oui il y a un point commun extrêmement simple : la frugalité. Les nourritures sont très variées, en général ils mangent bio, des aliments du terroir, mais surtout, ils mangent peu ; ils mangent frugalement et c’est çà le secret de la longévité.

 

3.Le principe de la division cellulaire, son effet sur la santé et la longévité

 


31/05/2019
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