A petaouchnoc

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Grand Tussilage, Petasite, Tussilage pas d’âne

Petasite officinalis et Tussilago farfara.

 

Usage :

 

Fièvre, essoufflements (dyspnée), goutte, épilepsie, foulure, entorse, pieds blessés par la marche (ampoules), brûlures, furoncles, abcès, anthrax, blessures infectées,

 

Toutes les maladies pulmonaires et respiratoires : bronchite chronique, inflammation du larynx et de la trachée, asthme bronchitique, inflammation de la plèvre, toux rebelle, tuberculose pulmonaire, cathare du fumeur. .

 

En latin ‘tussi’ signifie toux, faisant allusion aux propriétés curatives de la plante.

 

 

 

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Le grand tussilage croît au bord des cours d’eau, des ruisseaux, des fossés et à l’orée des bois. Il est bien plus grand que le tussilage jaune (Tussilago farfara) qui est de la même famille. Ses feuilles sont grandes comme une assiette, légèrement indentées et ont un duvet grisâtre à la face inférieure. Les fleurs d’un blanc sale à rose pâle, en forme de petit panier, se trouvent à l’extrémité de la tige.

 

Les feuilles rappellent la forme d’un sabot de cheval, et c’est ce qui a donné au tussilage le nom de pas-d’âne.

 

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Les racines, à vertu fébrifuge, se récoltent avant la floraison. Elles ont eu un grand succès au temps des grandes pestes. La tisane fait transpirer et on l’utilise contre la fièvre, les essoufflements (dyspnée), la goutte et l’épilepsie. Boire 1 ou 2 tasses par jour. Les grandes feuilles fraîches sont utilisées contre les foulures et entorses, les pieds blessés par la marche (ampoules), mais aussi contre toutes sortes de brûlures, furoncles, abcès, anthrax et de blessures infectées.

 

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UTILISATION

 

Tisane :

 

Une cuillère à thé à ras bords de racine à faire macérer toute une nuit dans ¼ de litre d’eau. Le matin, faire chauffer et tamiser.

 

Emplâtre :

 

Des feuilles fraîches sont écrasées après lavage et posées en emplâtre. Renouveler plusieurs fois par jour.

 

 

Dans les prairies, avant que n’apparaissent les premiers signes du printemps, avant que l’on puisse voir le gonflement des chatons des saules, le tussilage dresse déjà ses corolles d’or pour saluer le printemps.

 

Les fleurs du tussilage éclosent en touffes sur les terrains humides, les talus dénudés, les carrières de sable, les jachères et les remblais, bien avant que les feuilles ne sortent de terre. Les abeilles et les autres insectes butineurs viennent y chercher leur première nourriture de l’année. Le pas- d’âne ne prospère que sur les terrains argileux et sa présence les fait reconnaître. Ce sont les premières fleurs que l’on doit ramasser pour en faire provision d’hiver.

 

Leurs vertus pectorales et anti-inflammatoires font qu’on les emploie avec succès dans le traitement de la bronchite, des inflammations du larynx et de la trachée, de l’asthme bronchitique et des inflammations de la plèvre et même contre les débuts de tuberculose pulmonaire.

 

Contre la toux rebelle et les enrouements, il faut boire fréquemment dans la journée de la tisane de tussilage très chaude, sucrée au miel.

 

Plus tard, en mai, apparaissent les feuilles feutrées vertes au-dessus, argentées sur la surface inférieure, que nous utiliserons à cause de leur teneur en vitamine C, pour faire des soupes vertes et des salades de printemps. Les feuilles ont plus de principes actifs que les fleurs, mélanger les deux pour faire des tisanes.

 

Tous les médecins naturalistes de l’Antiquité jusqu’à l’abbé Kneipp sont unanimes dans leur éloge du tussilage. Les feuilles lavées et réduites en purée sont efficaces contre les maladies pulmonaires, contre l’érysipèle et les contusions qui forment ecchymoses et même contre les inflammations des capsules synoviales. L’effet des cataplasmes est stupéfiant. Des enveloppements avec une décoction concentrée de feuilles sont utilisés contre les abcès scrofuleux. Des vapeurs de feuilles et de fleurs sont à respirer plusieurs fois par jour, au début de chaque crise de bronchite chronique accompagnée de difficultés respiratoires. Rapidement, une nette amélioration se fait sentir.

 

Les pieds qui enflent doivent être baignés souvent dans une décoction de feuilles.

 

Préparation du Sirop 

 

Un sirop que nous pouvons préparer à base de feuilles de tussilage est efficace contre les maladies pulmonaires et bronchitiques. Dans un pot de grès ou dans un bocal à cornichons, on alterne des couches de feuilles et de sucre brut, on laisse tasser et on ajoute feuilles et sucre jusque en haut. On ferme hermétiquement avec deux ou trois couches de vessie de porc ou de Cellophane bien ficelée. On pose le tout dans un trou qu’on a fait dans un coin du jardin. On protège le couvercle avec une planche et on recouvre le tout de terre. La température homogène entraîne une fermentation. Huit semaines après, on déterre le pot et on fait bouillir le sirop de tussilage 1 ou 2 fois. Refroidi, on le transvase dans des petits flacons à large col. Ce sirop est pour l’hiver notre meilleure sauvegarde contre la grippe. On le prend par petites cuillerées.

 

Une tasse de lait ou de bouillon à laquelle on ajoute deux à trois cuillerées à thé de suc de feuilles sont un remède excellent pour soigner, au printemps, l’asthme, les bronchites et le catarrhe des fumeurs (irritations des bronches).

 

TISANE PECTORALE

 

Si vous voulez une tisane qui dégage les bronches et calme la toux, mélangez à parts égales, des feuilles et fleurs de tussilage, des fleurs de molène Thapsus, de pulmonaire et de plantain. De cette tisane composite, faire infuser deux cuillères à thé dans ¼ de litre d’eau. Trois tasses par jour sucrées avec du miel à boire bien chaudes, à petites gorgées.

 

Les phlébites peuvent être soignées avec une pommade faite de feuilles écrasées et de crème fraîche bien mélangées, qu’on étend sur l’endroit enflammé. On recouvre d’un linge et on applique légèrement. Les maux d’oreilles sont soignés par des gouttes de suc de feuille de tussilage qu’on instille dans le conduit auditif.

 

 

Si vous êtes intéressé par les contes de la nature, c’est ici sur le Tussilage.

 

 

 

 

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29/12/2016
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