MILLEPERTUIS PERFORE, Herbe de la Saint-Jean - Romans Coups de Gueule et Coups de Coeur

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MILLEPERTUIS PERFORE, Herbe de la Saint-Jean

 

Hypericum perforatum : herbes aux piqûres, herbe de la Saint-Jean, barbe de Saint Jean, herbe aux mille trous, trucheron jaune, herbes aux brulures, chasse diable.

 

Indication :

 

    Blessures et irritation des nerfs, malaises nerveux, contusions, névralgie du tri jumeaux, blessures profondes, plaies ouvertes, névralgies, névroses, neurasthénie, insomnies, troubles de la parole, sommeil troublé, crises hystériques, somnambulisme, le pipi au lit (énurésie), dépressions, règles irrégulières, ecchymoses, inflammations de ganglions, douleurs dorsales, lumbago, sciatiques et rhumatismes, brûlures.

 

    Jadis le millepertuis portait, en vue de son efficacité, le nom d’herbes des fées. De nos jours cette plante est complètement oubliée par la médecine. C’est ce qu’écrivait l’abbé Kneipp en 1891 et qui reste plus que jamais valable aujourd’hui. 

 

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Sébastien Kneipp

 

    Pourtant le millepertuis a été une sorte de panacée. Parce qu’il dégage, quand on le presse, une odeur d’encens et que l’encens est le « parfum réservé a Dieu ». On lui attribuait des pouvoirs protecteurs contre les entreprises du mal et des sorcières. Dans de nombreux pays, on en accrochait chaque année une branche à la porte des maisons le jour de la Saint Jean Baptiste et on en donnait à boire ou à respirer aux possédés, ce qui lui valait d’être surnommé Fuga daemonum ou « fuite des démons ».

 

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    On le faisait entrer dans d’innombrables mixtures, baumes et onguents destinés à combattre la goutte, les rhumatismes, les humeurs froides ; les brûlures et surtout à panser les plaies si fréquentes à l’époque ou les épées avaient du mal à rester dans les fourreaux. Ambroise Paré l’utilisait couramment et les traités le qualifiaient de remède précieux pour les blessures profondes et celles qui traversent le corps.

 

    Sensible à la mode et au mirage de la chimie des multinationales pharmaceutiques, la médecine s’est détournée d’une médication aussi banale que bienfaitrice. Le millepertuis pousse partout sur les talus, au bord des chemins, dans les buissons, mais heureusement l’homéopathie et la tradition populaire l’on conservée.

 

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    En premier , Hypericum, écrit le docteur André Thibault, est aux nerfs ce que l’Arnica est aux muscles. Aussi le prescrit-on dans les contusions et les plaies des nerfs. Il est très indiqué dans la sciatique aussi. Considérez Hypericum comme un draineur de nerfs. Comme déjà écrit, Il agit dans toutes les plaies par instruments tranchants ou piquants.

 

En second, c’est une des plantes les plus utiles tant intérieurement qu’extérieurement pour vaincre la plupart des maux qu’on appelle communément « nos petites misères ».

 

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     Le millepertuis pousse en bordure des clôtures, des chemins et au bord des bois, sur les collines et les prairies, de juillet jusqu’à fin septembre. La plante atteint de 25 à 60 cm de haut. Elle a beaucoup de tiges et de fourches. Elle fleurit en cimes d’un jaune d’or. Pour la reconnaître en toute sécurité, on écrase une fleur bien ouverte et une sève rouge apparaît.

 

    On récolte la plante en fleur pour la tisane et les bains; pour l’huile de la Saint-Jean on emploie les fleurs seules.

 

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    Dans l’ancienne et pieuse croyance populaire la sève balsamique du millepertuis évoquait les plaies du Christ. Effectivement, l’huile de la Saint-Jean est la meilleure huile pour les bles­sures. Elle apaise la douleur, empêche l’inflammation et cicatrise. Un conte relatif à cette plante, qui a de si sublimes noms populaires, dit que le disciple préféré du Seigneur, en grande affliction au pied de la Croix, cueillit ses fleurs emperlées du sang Divin pour les offrir, en souvenir de la mort du Sauveur, aux croyants les plus pieux. L’impression qu’éveille mystérieusement le suc rouge de cette plante, est comme si une goutte de sang du Sauveur vivait dans le colorant rouge de cette fleur jaune d’or.

 

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    A la Saint-Jean, le millepertuis, dans la splendeur de la floraison, est l’emblème des forces Saintes de la lumière et de la chaleur. Autrefois, les filles en tressaient des couronnes qui étaient portées par ceux qui dansaient autour du feu de la Saint-Jean. Au cours de cette nuit mystérieuse, les jeunes filles à marier en mettaient des brins dans l’eau. Si les fleurs s’ouvraient, elles seraient demandées en mariage dans l’année.

 

    En Haute-Autriche, les paysans avaient coutume de donner cette herbe à leur bétail entre deux tranches de pain pour les préserver des maladies. Malheureusement, c’est une coutume qui ne subsiste que dans les familles pieuses. — De tous ces contes populaires, nous voyons bien combien on estimait l’herbe de la Saint-Jean, depuis les temps anciens.

 

    La tisane de millepertuis est utilisée contre les blessures aux nerfs et les malaises nerveux de tous genres, les contusions et les suites d’efforts de manutention de lourdes charges.

 

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Fruits du millepertuis

 

Les névralgies du nerf trijumeau peuvent aussi être soignées avec du millepertuis, si on boit deux à trois tasses de tisane journellement et que l’on enduit les parties douloureuses avec de l’huile de millepertuis. Ce dernier traitement doit être poursuivi pendant un certain temps.

 

    Contre les névralgies, les irritations des nerfs, les névroses, les neurasthénies et les insomnies, on utilise avec succès, une teinture que l’on appelle «Arnica des nerfs» et que l’on peut préparer soi-même. Les troubles de la parole, le sommeil troublé, les crises hystériques, le somnambulisme, le pipi au lit (énurésie) et les dépressions, se guérissent avec de l’herbe de la Saint-Jean.

 

    L’effet de la tisane est renforcé par les bains de millepertuis. On les prend une fois par semaine et tous les autres jours on prend un bain de pieds. Cette cure est recommandable dans tous les cas où les nerfs sont impliqués.

 

    Les jeunes filles, à la puberté, devraient faire pendant un certain temps, une cure de 2 tasses de tisane par jour. Cela contribue au développement des organes féminins et aide à éviter les règles irrégulières. L’huile de millepertuis est un médicament naturel renommé. Il devrait être dans chaque pharmacie familiale. Elle est facile à préparer soi-même (voir utilisation). Elle garde ses vertus curatives deux ans. Non seulement elle est efficace contre les plaies ouvertes, les blessures récentes, les ecchymoses, les inflammations de ganglions, comme crème dermique pour adoucir la peau du visage, mais aussi, comme huile pour frictionner dans le cas de douleurs dorsales, lumbago, sciatiques et rhumatismes. Si on prépare cette huile avec des fleurs macérées dans de l’huile de lin on aura sous la main un excellent remède contre les brûlures par le feu ou par ébouillantage. Cette huile s’utilise aussi contre les coups de soleil. Une friction sur leur petit ventre calme rapidement les nourrissons qui y ont mal.

 

    Dans le passé, les paysans guérissaient toutes les blessures y compris les plus graves, avec de l’huile de millepertuis, y compris celles des animaux domestiques.

 

    Un médecin diagnostiqua une inflammation des glandes lymphatiques dans l’abdomen d’une fillette. A chaque refroidissement réapparaissaient des douleurs abdominales qui, les derniers temps, étaient quotidiennes, avec prédominance le matin. Sa mère lut dans une brochure que l’huile de millepertuis pouvait être utilisée contre les maux de ventre. Aussi lui en fit-elle des frictions à chaque fois qu’elle souffrait. Au bout de peu de temps, son mal disparut définitivement.

 

 

UTILISATION

 

Huile de millepertuis :

 

    Cueillir les fleurs par une journée ensoleillée. En remplir un flacon jusqu’au col, sans tasser et couvrir avec de l’huile d’olive vierge (non conservée dans du plastique). Placer le flacon, bien fermé, au soleil ou dans un endroit chaud, près d’un poêle par exemple, pendant quelques Semaines. Après un certain temps, l’huile acquiert une couleur rouge. Filtrer sur une étoffe et presser. Conserver dans des fioles en verre teinté sombre. — Pour les brûlures, macérer dans de l’huile de lin de préférence à l’huile d’olive.

 

Soit faire macérer pendant trois jours

 

    Les fleurs fraîches d’une bouteille remplie dans un mélange d’un demi litre d’huile d’olive (ou lin) et d’un demi-litre de vin blanc, puis faire bouillir le tout au bain marie jusqu’à évaporation du vin : filtrer, garder la bouteille bien bouchée dans le noir.

 

 

Teinture de millepertuis :

 

    Dans 1 litre d’alcool à fruit faire macérer deux grosses poignées de fleurs récoltées par une journée ensoleillée. Laisser macérer trois semaines au soleil ou dans un endroit chaud.

 

 

Soit faire macérer pendant trois jours

 

    Les fleurs fraiches d’une bouteille remplie dans un mélange d’un demi litre d’huile d’olive (ou lin) et d’un demi-litre de vin blanc, puis faire bouillir le tout au bain marie jusqu’à évaporation du vin : filtrer, garder la bouteille bien bouchée dans le noir.

 

Vin de millepertuis :

 

    Faire macérer les fleurs ou sommités fleuries, fraiches ou sèches, dans un litre de bon vin de bordeaux ; passer en exprimant à travers un linge fin. Un verre avant les deux grands repas. Vin qui est appétitif, reconstituant et tenu fortifiant des organes féminins.

 

 

 

Mots clefs : Millepertuis, Hypericum, blessures et irritation des nerfs, malaises nerveux, contusions, névralgie du tri jumeaux, blessures profondes, plaies ouvertes, névralgies, névroses, neurasthénie, insomnies, troubles de la parole, sommeil troublé, crises hystériques, somnambulisme, le pipi au lit (énurésie), dépressions, règles irrégulières, ecchymoses, inflammations de ganglions, douleurs dorsales, lumbago, sciatiques et rhumatismes, brûlures.

 

 

 

 

 



23/03/2016
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