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PISSENLIT, DENT DE LION (Taraxacum officinale)

 

     Ou Taraxacum dens leonis : dent de lion, florion d’or, laitue des chiens, dent de chien, salade de taupe, tête de moine, couronne de moine, tête de moineau, liondent, pichaulit, crochet, chopine.

 

Indications :

 

     Maladie des yeux, inflammation chronique du foie, diabète, démangeaisons, dartres, éruptions cutanées, améliorent les sécrétions stomacales, nettoie l’estomac, calculs biliaires sans douleurs, active la sécrétion de la bile, troubles du métabolisme, goutte,  rhumatismes, gonflements des glandes jaunisse, troubles de la rate, dépurative, digestive, sudorifique, diurétique, tonifiante, fluidifie le sang,

 

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     On le dit né de la poussière soulevé par le char du Soleil, d’où la forme, la couleur et le comportement de ses fleurs qui s’ouvrent au lever du jour et se ferment à l’approche du crépuscule.

 

     Sa sève laiteuse a été considérée comme un spécifique des maladies de la vue (ce qui lui a valu son nom scientifique formé de deux mots grecs : taraxis, troubles des yeux, et akeomei, guérir.

 

     La plante qui sur les pelouses est considérée comme une mauvaise herbe importune, apporte à l’humanité souffrante, une aide médicale des plus importantes. Elle fleurit en avril — mai sur les pâtures, les prairies, partout où il y a de l’herbe. La plante n’aime pas les endroits très humides. Ses deux principales vertus sont de soigner les troubles biliaires et les maladies du foie. On récolte les feuilles avant la floraison, les racines au printemps ou à l’automne, les tiges pendant la floraison. Toute la plante est curative.

 

    L’extrait de pissenlit quadruple le volume de la bile excrété par demi-heure. Cinq à six tiges de fleurs mangées à jeun le matin apportent une rémission rapide aux inflammations chroniques du foie (fortes douleurs lancinantes jusque sous l’omoplate droite).

 

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     Le pissenlit soigne aussi le diabète. Le malade doit manger jusqu’à 10 tiges de fleurs tant que le pissenlit fleurit. Les tiges avec la fleur sont lavées, puis, la fleur est enlevée et la tige est lentement mâchée. Au début, la tige est quelque peu amère, rêche et juteuse. Elle se mange comme une feuille d’endive. Les gens maladifs, ceux qui se sentent abattus et fatigués, devraient faire une cure de deux semaines, avec des tiges de pissenlits. Ils seront étonnés de l’excellent résultat.

 

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     Ces tiges éliminent aussi les démangeaisons, les dartres et les éruptions cutanées, améliorent les sécrétions stomacales et nettoient l’estomac. Les tiges fraîches peuvent résorber les calculs biliaires sans douleurs, elles activent l’action du foie et la bile.

 

     A côté de sels minéraux, le pissenlit apporte d’importantes substances curatives et reconstituantes, qui sont très importantes pour les troubles du métabolisme.

 

     Par son action dépurative, il combat la goutte et les rhumatismes. Les gonflements des glandes disparaissent si on fait une cure de tige pendant trois à quatre semaines. On emploie le pissenlit avec succès contre la jaunisse et les troubles de la rate.

 

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     Les racines de pissenlit mangées crues ou séchées bues en tisane, ont une action dépurative, digestive, sudorifique, diurétique et aussi tonifiante. Elles fluidifient le sang et passent pour être le meilleur moyen contre son épaississement.

 

     Tous les livres sur les plantes recommandent aux femmes l’emploi de la décoction de feuilles et de racines comme lotion de beauté. Elles s’en lavent les yeux et le visage et obtiennent, par là, une apparence fraîche. La plante fait partie de celles qui n’ont pas de repos hivernal et dont les feuilles poussent même en saison froide.

 

 

UTILISATION

Tisane: 

 

     Une cuillère à thé bien remplie de racine, à faire macérer dans 1/4 de litre d’eau froide toute une nuit. Le lendemain, porter à ébullition et passer. Cette quantité est à boire par gorgées, par moitié : une demi-heure avant et une demi-heure après le petit déjeuner.

 

Salade:

 

     Feuilles et racines fraîches.

 

Tiges:    

 

    5 à 10 tiges par jour crues et lavées, bien mâcher et avaler.

 

Sirop:   

 

     Deux mains jointes bien remplies de fleurs de pissenlit sont jetées dans un litre d’eau froide et amenées lentement à ébullition. On laisse bouillir et on retire le récipient du feu. Macérer toute la nuit. Le lendemain matin, on verse dans une passoire et on presse avec les mains pour bien extraire le suc des fleurs. Dans le jus recueilli, on dissout 1 kg de sucre roux. Ajouter un demi-citron coupé en rondelles (sans l’écorce si les fruits sont traités); une plus grande quantité de citron rend acide. Le récipient est mis à tout petit feu, sans couvercle  pour conserver les vitamines. Ainsi, le liquide épaissit sans bouillir. Laisser refroidir une ou deux fois, pour vérifier la viscosité du sirop (une goutte de sirop posée sur une assiette ou un marbre huilé évite de refroidir la totalité du sirop, N.D.T.). Le sirop ne doit pas être trop épais, car il cristalliserait après un certain temps, ni trop fluide, car il fermenterait. Il faut obtenir un sirop consistant que l’on tartine sur un petit pain ou toast beurré.

 

 

 Mots clefs: petite oseille, Taraxacum dens leonis, dent de lion, florion d’or, laitue des chiens, dent de chien, salade de taupe, tête de moine, couronne de moine, tête de moineau, liondent, pichaulit, crochet, chopine.



18/04/2016
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