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PRÈLE DES CHAMPS ou QUEUE-DECHEVAL (Equisetumarvense)

 

(Queue de cheval, de chat, de renard ou de rat, herbe à écurer ou récurer).

 

-          Grave affection des reins, de la vessie, calcul.

-          Hémorragie, vomissements de sang.

-          Vieilles plaies, blessures suppurantes, ulcères cancéreux, tumeurs malignes.

-          Nécroses osseuses, rhumatismes.

-          Douleurs vertébrales et cervicales, lumbagos, disques intervertébraux.

-          Goutte, les douleurs nerveuses.

-          Œdèmes du péricarde .

-          Hémorroïdes douloureuses.

-          Hémoptysie, les hémorragies stomacales.

-          Bronchites chroniques, tuberculose, maladies des poumons.

 

    La prêle était donc connue des anciens. Les Romains avec Pline la nommait « le poil de la terre », voyaient la prêle comme une plante « si merveilleuse que son simple contact arrête les saignements », la conseillaient en tant que tonique et reconstituant en général sous forme de salade préparée avec les jeunes pousses. Au Moyen-âge, Albert le Grand soulignait également son pouvoir hémostatique alors qu’en 1890 l’Abbé Kneipp affirme que la prêle est une plante « unique, irremplaçable et incomparable contre les hémorragies et vomissements de sang » .

 

   Extraordinaire par sa composition, elle est un véritable réservoir à silice organique; (voyez le médicament G5 de Loïc le Ribault, chercheur maudit par la justice sous la pression du lobby pharmaceutique); Je vous livre un secret: ses cendres en contiennent 80% et en examinant l’arrête des feuilles avec une loupe, il arrive que l’on distingue de petits cristaux de ce minéral. Elle renferme également du calcium, sodium, fer, manganèse, potassium, souffre, magnésium, du tanin, un complexes d’alcaloïdes et un glucoside amer, lequel lui donne la saveur qui lui a valu son nom : « âpre au goût ». Se disant asper en latin, on l’appela asperella, asprèle et prêle.

 

Equisitum prêle des champs.JPG

  

   Particulièrement riche en silice, la prêle est connue pour ses qualités abrasives. On l’utilisa pour polir le bois en ébénisterie et en marqueterie, pour récurer les pots et la vaisselle. Son nom vernaculaire ( Equisetaceae ) évoque aussi un autre de ses anciens emplois, celui d’être attaché à la queue des chevaux pour permettre à ces derniers de mieux se défendre contre les mouches qui les importunaient.

 

    La prêle a également souvent été employée comme herbe à récurer, usage qu’elle doit également à sa teneur en silices et en saponines.

 

     Associée aux queues de cerises et  la reine-des-prés, la prêle est l’un des remèdes les plus utilisés en décoction contre les rhumatismes, et comme diurétique grâce à ses flavonoïdes. La prêle est riche en matières minérales : potassium et silice, oligots éléments  qui jouent  un rôle important pour le maintien et le renouvellement des tissus conjonctifs et facilite l’absorption métabolique du calcium. Elle renforce les ongles et les cheveux, elle prévient les pertes osseuses, aide à la guérison des foulures ou des fractures.

 

     Au début du printemps apparaissent les hampes brunes portant les spores et sortant du système radiculaire profond et développé. Plus tard, ce sont les verts plumeaux estivaux qui montent jusqu’à 40 cm et ressemblent à de petits sapins, à la structure bien régulière. On trouve la prêle sur les champs, les bas- côtés des voies de chemins de fer et les talus. Les plantes qui poussent sur un sol d’argile pure, contiennent le plus de principes curatifs. Selon la provenance, la teneur en acide silicique peut varier de 3 à 16%, ce qui implique une efficacité particulièrement bonne. Bien entendu on ne récoltera pas les prêles poussant sur les champs recevant de l’engrais chimique.

 

     La prêle à feuilles très fines (Equisetum sylvatum, prêle des bois, ) que l’on trouve le plus souvent dans les bois ou en lisière de ceux-ci, a un pouvoir curatif équivalent.

 

prêle des champs.JPG

 

     La médecine populaire l’a, depuis la nuit des temps, tenue en grande faveur, surtout pour ses propriétés hémostatiques et son succès contre les graves affections des reins et de la vessie. Malgré cela, elle est tombée petit à petit en désuétude. C’est l’abbé Kneipp qui lui rendit sa renommée ancienne.

 

     Kneipp dit qu’elle est unique, irremplaçable et inestimable contre les hémor­ragies, les vomissements de sang, les troubles des reins, de la vessie et les calculs. Pour soigner les vieilles plaies, dit-il, les blessures suppurantes, même les ulcères cancéreux, et aussi les nécroses osseuses, la prêle apporte un concours exceptionnel. Elle nettoie, désagrège et brûle tout à la fois, toutes les nuisances. Souvent, on ensache la plante chaude et humide dans un linge mouillé pour la poser sur la partie à soigner.

 

     L’abbé suisse Künzle disait qu’à partir d’un certain âge, tout le monde devrait boire, tous les jours, une tasse de tisane de prêle. Les rhumatismes, la goutte, les douleurs nerveuses, tout cela disparaîtrait et tout le monde aurait une bonne santé jusqu’à la fin de ses vieux jours. Il rapporte qu’un homme de 86 ans fut délivré de coliques néphrétiques atroces par un bain de vapeur à la prêle et vécut encore plusieurs années.

 

     D’autre part, il ajoute que «les plus fortes hémorragies et vomissements de sang sont guéris très rapidement, quelquefois en un clin d’œil, par la plante prise en tisane».

 

     Il n’y a pas de meilleur moyen contre les refroidissements de la vessie et les douleurs spasmodiques qu’une décoction bouillante de prêle dont on laisse agir les vapeurs, pendant 10 minutes, sur la vessie, en s’enveloppant d’un peignoir de bain. Quelques séances viendront à bout du mal.

 

     Les personnes âgées qui, brusquement, ne peuvent plus uriner et qui se tordent de douleur, car l’urine ne coule que goutte à goutte, ou même pas du tout, seront soulagées rapidement, sans que le médecin ait besoin de les sonder.

 

    Pour les sables rénaux et les calculs urinaires, on prend un bain de siège à la prêle. Pendant ce bain, on boit par gorgées de la tisane de prêle chaude. On se retient d’uriner aussi longtemps que possible, et on «lâche sous pression». De cette façon, les calculs s’en vont pour la plupart. J’ai reçu bien des lettres qui confirment l’efficacité de cette méthode, elle fait évacuer les calculs, les malades se sentent bien et n’ont plus de souffrances.

 

    Là, où les autres diurétiques ont échoué, la prêle réussit, notamment dans les œdèmes du péricarde, de la plèvre ou dans les accidents rénaux consécutifs à une grave maladie infectieuse, telle que la scarlatine, avec rétention d’eau. En tous cas, la prêle est une excellente médication pour tout ce qui concerne les reins et la vessie.

 

    Dans les cas d’inflammation et de suppuration du bassinet, un seul bain de siège à la prêle fait merveille. Pour ce cas, il faut utiliser, en usage externe seulement, la grande prêle (Equisetum maximum) qui a des tiges grosses comme le doigt et qui pousse dans les prairies marécageuses et les alpages. Son action sur les inflammations et les suppurations du bassinet est extrêmement rapide.

Je rappelle que la grande prêle avec la tige grosse comme le doigt, poussant dans les prairies marécageuses ou de montagne, ne doit être utilisée que pour des bains de siège. Pour la tisane, il faut récolter celle qui pousse dans les champs, les chemins ruraux et à l’orée des bois (Equisetum arvense).

 

     Après un accouchement difficile, bien souvent, des troubles de la vue apparaissent chez les jeunes mères. Cela provient sûrement du fait que les reins pâtissent beaucoup des douleurs de la naissance. Les bains de siège activent de l’extérieur l’irrigation sanguine des reins et cela fait diminuer la pression des reins sur les yeux, dont les troubles disparaissent lentement.

 

     Le grand médecin naturaliste allemand, disciple de Kneipp, le Dr. Bohn, fait les plus grands éloges de la plante : «D’un côté la plante est hémostatique, d’un autre, et avec une bien plus grande force, diurétique. Après ingestion d’une tisane de prêle, il y a une facile et abondante émission d’urine de couleur foncée. Dans l’hydropisie, c’est une médication qui agit rapidement.»

 

Sébastien Kneipp.JPG

 Sébastien Kneipp (1821 - 1897).

Ce prêtre catholique Allemand est à l'origine des cures et thérapies naturelles: soins par l'eau froide et les plantes.

 

     Quand aucun diurétique n’agit plus, on arrête toutes les tisanes et on boit pendant 5 jours (dans les cas extrêmes 6 jours) de la tisane de prêle, mais toujours par gorgées, 5 à 6 tasses réparties dans la journée. L’expérience montre que, dans la plupart des cas, l’émission d’urine reprend.

 

     Les éruptions cutanées qui démangent, qu’elles soient avec croûtes, suppurantes ou teigneuses, sont à traiter avec des enveloppements de décoction de prêle. Les lotions et les bains de prêle soignent aussi la suppuration des matrices des ongles, les ampoules aux pieds, la nécrose des os, les vieilles plaies (qui se creusent), les ulcérations cancéreuses, les fistules, le lichen (syscosis), les dartres et aussi le lupus. On peut aussi appliquer la plante ébouillantée et enveloppée dans un linge.

 

     Les hémorroïdes douloureuses et en grappes, sont soignées avec des applications de prêle que l’on prépare de la manière suivante : laver soigneusement les plantes fraîches et les écraser sur une planche jusqu’à ce qu’elles soient en purée.

 

     Pour les hémorragies nasales répétées et persistantes, faire des applications de décoction froide. Les vertus hémostatiques de la plante la font utiliser contre l’hémoptysie, les hémorragies stomacales, les hémorragies de la matrice, les hémorroïdes. il convient naturellement dans ces cas d’utiliser des décoctions plus concentrées. Si en cas normal on utilise une cuillère à thé bien remplie, dans les cas d’hémorragies, il faut en mettre 2 ou 3 pour la même quantité d’eau.

 

     La prêle soigne l’artériosclérose et les pertes de mémoire, par ses propriétés dépuratives. C’est aussi le meilleur moyen préventif du cancer.

 

     La teinture de prêle (voir utilisation) est un excellent remède contre la transpiration des pieds. Les pieds lavés et séchés sont badigeonnés avec cette teinture. De plus il convient de boire à jeun, une tasse de tisane, une demi-heure avant le petit déjeuner.

 

     D’un autre côté, des bains de pieds à la prêle (voir utilisation) suppriment aussi l’hyper transpiration des pieds. Les pellicules disparaissent rapidement si on se lave la tête, tous les jours, avec de la décoction de prêle et qu’on masse le cuir chevelu avec de l’huile d’olive vierge.

 

     On ne doit pas oublier que la prêle est un des meilleurs toniques des poumons, aussi bien pour la bronchite chronique que pour la tuberculose. L’usage régulier de la tisane apporte, par la silice qu’elle contient, la guérison au poumon tuberculeux et aussi, supprime la faiblesse générale consécutive à une maladie pulmonaire.

 

     D’après le célèbre biologiste , Richard Willfort, les résultats de récentes recherches permettent de dire que l’usage prolongé de la tisane de prêle agit sur les tumeurs malignes (cancéreuses), en stoppant leur évolution et en provoquant leur disparition. Même des polypes au bas-ventre ou à l’anus et des inflammations des bourses synoviales sont soignées par cette précédente méthode. Pour renforcer l’effet des cures ci avant, on fera aussi des enveloppements avec de la prêle et des bains de siège. Les enveloppements soignent aussi les crampes d’estomac, les crises de bile et du foie et aussi les congestions douloureuses, dont la pression vers le haut influe négativement sur le fonctionnement du cœur.

 

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     Les plus graves douleurs des disques intervertébraux peuvent disparaître avec des bains de siège tant qu’elles ne sont pas causées par un pincement des nerfs. La radiographie montre les vertèbres usées par l’âge. Ce n’est pas une raison pour garder la douleur. L’influence d’un rein perturbé qui, l’expérience le montre, s’exerce vers le haut, se manifeste le long des nerfs qui suivent la colonne vertébrale et cause ces souffrances. Aussi ce ne sont pas les vertèbres qui sont en cause, mais, l’influence du rein sur les nerfs à proximité. Un bain de siège, par son action profonde sur le rein, en supprime rapidement l’influence vers le haut.

 

 

     Le même traitement est valable pour les douleurs dorsales et cervicales qui sont causées par la conduite des tracteurs agricoles. Les vibrations ne lèsent pas les vertèbres, mais perturbent les reins. Aussitôt, ceux-ci exercent une influence vers le haut qui est supprimée par un bain de siège à la prêle.

 

     Le grand neurologue, le Dr. Wagner-Jauregg, dit dans ses ouvrages : «Les deux tiers des névropathes ne seraient pas internés, si leurs reins étaient en bon état.» Il conseille  des bains de siège à la prêle aux malheureux qui, à la suite de troubles des reins, sont menacés de dépression, d’hallucinations ou d’agitations démentielles, et les sauve ainsi, de l’asile d’aliénés. Dans ces cas, outre les bains de siège, il convient de boire de la tisane d’ortie, de la tisane d’achillée et de la tisane de prêle, le matin et le soir, une tasse de chacune.

 

     Dans les cas graves de troubles rénaux, avec leurs effets secondaires, il faut employer de la prêle fraîche. Si possible, utiliser de la grande prêle ainsi qu’il a été dit plus haut, celle des prairies marécageuses. Pour un bain, il faut un seau de 5 litres plein de plantes (voir Généralités et utilisation à bain de siège); la durée du bain est de 20 minutes. Pendant le bain de siège, les reins doivent être au- dessous de la surface de l’eau. Ne pas s’essuyer après le bain, mais s’envelopper dans un peignoir ou une sortie de bain et observer un repos d’une heure, dans le lit, pour transpirer. Ensuite on peut remettre du linge sec. Le contenu du bain peut resservir deux fois.

 

     Les conseils suivants valent aussi pour les inflammations, les déformations et les altérations articulaires. Tout cela est guérissable, les douleurs régressent lentement, même les déformations sont notablement améliorées en un ou deux ans.

 

     Les malades peuvent se passer, relativement rapidement, des cannes et des béquilles qui leur étaient indispensables auparavant.

 

     Il faut boire, ½ heure avant le petit déjeuner et 1/2 heure avant le souper, une tasse de tisane de prêle, qu’on aura laissé infuser une demi-minute au préalable.

 

   

 

Utilisation

 

Tisane:   

     Une cuillère à thé bien remplie dans 1/4 de litre d’eau bouillante.

 

Enveloppements et compresses :  

     Le contenu de deux mains jointes bien remplies est jeté dans une passoire posée sur un récipient d’eau bouillante (un couscoussier est parfaitement adapté à cet usage). Quand les plantes sont chaudes et ramollies, on les enveloppe dans un linge en lin et on les pose sur la partie malade. Il est indispensable de s’envelopper chaudement. Laisser agir plusieurs heures ou toute la nuit.

 

Bains de siège:

     100 g de prêle sont mis à tremper le soir dans de l’eau froide. Le lendemain on porte le tout à ébullition, puis on l’ajoute à l’eau du bain. Durée du bain: 20 minutes. Ne pas s’essuyer, s’envelopper humide dans un peignoir de bain. Une heure de repos au lit. Le niveau de l’eau du bain doit être au-dessus des reins.

 

Teinture :    

     10 g de prêle fraîche dans 50 q d’alcool de fruit à 38 ou 40°. Laisser macérer 15 jours

au soleil. Agiter tous les jours. Faire des frictions.

 

Purée de prêle:

     De la prêle fraîche sera bien lavée, puis frottée ou écrasée sur une planche de bois jusqu’à ce qu’elle soit réduite en purée.

 

Note : pour l’arthrose et les maladies articulaires.

 

     Des frictions à la teinture de consoude aident aussi à rendre les douleurs supportables. S’il y a inflammation de l’articulation, procéder à un enveloppement de prêle cuite à la vapeur.

 

     Des feuilles de chou frisé ou de chou blanc, chauffées au fer à repasser, posées chaudes sur l’articulation douloureuse et maintenues en place par une toile ou une bande, apportent un soulagement.

 

     A côté des enveloppements et compresses avec des feuilles de chou ou de prêle, il est chaudement recommandé d’utiliser des feuilles de berce spondyle (Heracleum spondylum) que l’on trouve sur les lisières, les talus et les prairies, ainsi que dans les forêts de feuillus, mixtes ou clairsemées. La plante a de fortes grappes florales de couleur verdâtre à rose clair, et tranche dans les prairies et sur les lisières, par son port vigoureux.

 

 

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29/02/2016
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