A petaouchnoc

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SOUCI DES CHAMPS (Calendula officinalis)

Bienfaits: Vertus dépuratives, circulation du sang, tumeur et cancer du sein, cancers et les ulcères cancéreux, phlébites, ulcères variqueux, fistules, engelures, brûlures, grippe, la fièvre, les douleurs rhumatismales, la goutte, anti inflammatoire et cicatrisant contre les gastrites, l’entérite, les ulcérations des muqueuses de l’estomac et de l’intestin,  stimulant et décongestionnant contre les troubles hépatiques, l’insuffisance biliaire, les calculs, la jaunisse, emménagogue et antispasmodique contre les règles irrégulière et douloureuse, l’hystérie, les troubles de la ménopause et de l’obésité, blessures, ecchymoses, contusions, déchirures musculaires, escarres, gonflements et bosses, angiomes, taches et pigments de la peau dus à l’âge.

 

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     Le souci ou calendula est un antiseptique homéopathique naturel. Il occupe une place de choix dans remarquable dans les plantes de nos pays. Il fait partie des plantes qui ont une action contre le cancer et les ulcères cancéreux. On le trouve dans de nombreux jardins de campagne et il pousse souvent à l’état sauvage sur les éboulis. Il a toujours fait partie de la pharmacie populaire et cela explique qu’il s’est répandu et qu’on le trouve aussi dans les champs. Le souci atteint une hauteur de 30 à 60 cm. Ses fleurs ont une couleur éclatante jaune à jaune orange. La tige et les feuilles ont une consistance juteuse et collante. Il en existe plusieurs variétés : avec les capitules pleins, avec des étamines claires ou foncées. Leur action médicinale est identique. Si les fleurs sont encore fermées à sept heures du matin, il pleuvra dans la journée. Aussi, dans l’ancien temps faisait-il concurrence aux grenouilles !

 

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     On dit que ses vertus sont aussi brillantes que la couleur de ses capitules floraux. Elles dictent son emploi dans de nombreuses affections : comme sudorifique et diurétique contre la grippe ; la fièvre, les douleurs rhumatismales, la goutte ; anti inflammatoire et cicatrisant contre les gastrites, l’entérite, les ulcérations des muqueuses de l’estomac et de l’intestin ; comme stimulant et décongestionnant contre les troubles hépatiques, l’insuffisance biliaire, les calculs, la jaunisse (le souci facilite l’écoulement de la bile ; comme emménagogue et antispasmodique contre les règles irrégulière et douloureuse, l’hystérie, les troubles de la ménopause et de l’obésité (pour faciliter les règles, commencer une semaine avant la date de leur apparition).

 

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En externe, les fleurs sont indiquées, en lotion et compresses contre les brûlures (elles calment la douleur, les blessures (les chirurgiens américains les utilisaient pendant la guerre de sécession), les croûtes de lait et l’impétigo du cuir chevelu (sainte Hildegarde mentionne déjà cet usage dans son traité de médecine au XII e siècle.

 

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graines

 

     La médecine populaire récolte et utilise la plante entière, fleurs, tiges et feuilles. Il faut la récolter en plein soleil, car c’est à ce moment qu’elle contient son maximum de principes curatifs. On peut la récolter fraîche dans le jardin jusqu’à la fin automne pour autant qu’elle ne soit pas couverte de moisissure blanche (oïdium).

 

     Le souci est semblable à l’arnica, mais ses principes actifs sont supérieurs. L’arnica par exemple ne peut pas être pris à usage interne sans contrôle médical, car sa tisane fait plus de mal que de bien chez les cardiaques, par contre la tisane de souci peut être bue sans problèmes. Par ses vertus dépuratives, c’est notre meilleure aide contre les jaunisses d’origine infectieuse : une ou deux tasses par jour font des merveilles. Le souci agit comme dépuratif, améliore la circulation du sang et fait cicatriser les blessures.

 

     Un homme se blessa avec une scie circulaire. Après sa sortie de l’hôpital, il avait encore des douleurs aiguës au niveau des blessures. Quand j’appris cela, je lui conseillai de la pommade de souci. Il fut enchanté de l’effet de cette pommade et me dit que les douleurs qui lui avaient causé bien des nuits blanches avaient disparu en peu de temps. Depuis ce jour, sa femme a toujours des soucis dans son jardin. Au cours d’une visite au Muhlviertel (Haute-Autriche), une ménagère me montra ses jambes couvertes de varices. J’allai dans le jardin chercher des soucis et préparai de la pommade. Le résidu de la préparation de la pommade fut mis de suite en emplâtre sur les varices (on peut les utiliser quatre à cinq fois de suite). Par la suite, la femme se fit des emplâtres sur les varices de la manière suivante : sur un morceau de toile de lin, elle étala la pommade à l’épaisseur d’un couteau, puis appliqua l’emplâtre sur les varices. Vous serez peut-être étonné quand je vous dirai que quatre semaines plus tard, lors d’une visite que cette femme me fit à Grieskirchen, il n’y avait plus trace de varices. Les deux jambes présentaient une peau lisse et impeccable.

 

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graine

 

     Une religieuse raconte qu’elle avait remarqué dans la rue une vieille femme affligée de varices particulièrement importantes. Elle lui avait conseillé la pommade de souci. Elle fut très surprise quand un mois plus tard la vieille femme, heureuse au possible, lui montra ses jambes. Toutes les varices avaient disparu et la peau était parfaitement lisse.

 

     De même, les phlébites, les ulcères variqueux qui ne guérissent pas, les fistules, les engelures et les brûlures sont guéries rapidement par la pommade. On utilise aussi la pommade et les restes de sa préparation pour les tumeurs du sein, même si elles présentent un caractère de malignité (cancer du sein).

 

 

     Une femme dut subir d’urgence l’ablation des seins. Pendant qu’elle était à l’hôpital sa famille anxieuse prépara de la pommade de souci à son intention. Elle se fit des applications sur l’énorme cicatrice opératoire et, au contraire de celles d’autres patientes, elle présenta à l’examen un si bel aspect qu’on ne lui fit subir qu’une partie du traitement par rayons qui avait été initialement prévu.

 

     La pommade de souci est une grande aide pour les dermatoses à champignons des pieds. J’ai beaucoup d’attestations à ce sujet, parmi lesquelles de nombreuses dans des cas où tout avait échoué. Au lieu de pommader on peut, pour cette affection, employer de la décoction de fleurs de souci. Si les champignons se sont installés aux alentours de la vulve, il faut lotionner avec de la décoction de souci, ou prendre des bains de siège. Pour ces derniers, les préparer avec 50 g de fleurs séchées ou le contenu de deux mains jointes bien remplies par bain de siège.

 

 

     En plus de la pommade, il faut se préparer de la teinture de fleurs de souci (voyez la recette à la rubrique utilisation). Cette teinture allongée d’eau bouillie est particulièrement indiquée pour faire des enveloppements et des compresses sur les blessures, ecchymoses, contusions, déchirures musculaires, de même que pour les ulcères suppurants ou cancéreux, pour les escarres, les gonflements et les bosses. L’abbé Kneipp n’est pas le seul à prôner le souci mais aussi des médecins renommés tels que les docteurs Stàger, Bohn, Halenser et beaucoup d’autres. Le Dr. Bohn tient le souci pour le plus important médicament contre le cancer et conseille, lorsqu’une opération ne peut plus être tentée, de boire de la tisane de souci pendant longtemps. Le jus de souci frais pressé est souverain contre les cancers de la peau. Les angiomes sont susceptibles de guérison si on les badigeonne plusieurs fois par jour avec du jus frais, le traitement doit être poursuivi assez longtemps. Les taches de pigment, y compris celles dues à l’âge, disparaissent avec le même traitement qu’on peut appliquer aussi aux taches dermiques cancéreuses.

 

     Le chercheur et médecin Dr. Drwey attirait l’attention sur l’action unique du souci sur le cancer, il avait obtenu des guérisons remarquables. La tisane de souci est employée dans les affections de l’estomac et de l’intestin contre les crampes et les ulcères d’estomac, contre l’inflammation du gros intestin, l’hydropisie, l’hématurie (sang dans les urines). De même, contre les maladies à virus et à bactéries, la tisane a une action exceptionnelle.

 

     L’action remarquable de la tisane de souci est caractérisée par la communication suivante qui a été faite par un médecin allemand : une fillette de deux ans et demi était tombée malade à la suite de vaccinations antipoliomyélitiques répétées. Elle présentait des diarrhées chroniques, de l’amaigrissement et un notable baisse de la vue, accompagnée de tous les troubles possibles de l’alimentation. L’examen clinique avait établi un paratyphus pour lequel elle resta pour sous surveillance médicale. Après une semaine de cure de tisane faite avec des fleurs de souci fraîches et quelques médicaments homéopathiques, l’enfant était largement rétablie. Un contrôle de selles effectué trois fois successivement a été pour la première fois négatif.

 

     La fleur de souci est un excellent topique des maladies de foie, c’est pourquoi elle donne d’excellents résultats dans les jaunisses d’origine infectieuse. Les fleurs, tiges et feuilles sont ébouillantées et la tisane bue non sucrée. Contre les maladies mentionnées plus haut, on peut boire trois à quatre tasses par jour environ, une cuillère à soupe tous les quarts d’heure. Un excellent vermifuge est préparé en ébouillantant une cuillère à soupe de fleurs de souci avec un quart de litre d’eau. Le jus frais de la tige fait disparaître les verrues et la gale. Des lotionnements de décoction sur les endroits intéressés guérissent les dartres et les enflures des glandes. La tisane bue régulièrement agit comme dépuratif. Si on l’emploie en bains oculaires tièdes, avec une œillère, elle renforce la vue.

 

     Les ulcères et les tumeurs cancéreuses, les ampoules ouvertes aux pieds, la nécrose des os, les tumeurs de la cuisse et aussi les plaies suppurantes, malignes, ne se cicatrisant pas, sont soignés par des lotionnements d’une décoction en partie de souci et de prêle : une cuillère à soupe pour 1 /4 litre d’eau.

 

     Les croûtes dans le nez sont facilement guéries par l’emploi de la pommade de souci. Si quelqu’un a de l’aversion contre le saindoux, il peut employer une bonne graisse végétale pour préparer la pommade. Dans ce cas, et pour que la pommade reste onctueuse, mélanger un peu d’huile quand la préparation est encore chaude.

 

UTILISATION

 

Tisane :  

 

Une cuillère à thé bien remplie de souci pour  ¼ de litre d’eau.

 

 

Bains de siège :

Deux mains jointes bien remplies de plantes fraîches ou 100 g de plante sèche pour un bain de siège.

 

Teinture :      

 

Une poignée  de fleurs est mise à macérer dans un litre d’alcool (à 40°) au soleil, ou dans un endroit chaud (20°)

 

Pommade :

 

Deux    fois deux mains jointes bien remplies de fleurs fraîches (des feuilles, des tiges et des fleurs) sont hachées menu ou passées au mixer. 500 g de saindoux est fondu comme pour la cuisine. On verse les fleurs hachées dans cette graisse, on laisse grésiller en remuant et on retire du feu (la graisse doit juste être fondue et à moins de 100°C). On couvre et on laisse reposer une journée. Le lendemain, on réchauffe légèrement, on filtre sur une toile de lin et on coule dans des pots en verre bien propres.

 

Jus frais :

 

Feuilles, tiges et fleurs sont, après lavage et égouttage, passées à la centrifugeuse ou au mixer, pour en tirer le jus.

 

 

 

 

Mots clefs : souci, calendula, dépuratif, circulation du sang, tumeur et cancer du sein, cancers et ulcères cancéreux, phlébites, ulcères variqueux, fistules, engelures, brûlures, grippe, la fièvre, douleurs rhumatismales, goutte, anti inflammatoire, cicatrisant contre les gastrites, l’entérite, les ulcérations des muqueuses de l’estomac et de l’intestin,  stimulant et décongestionnant contre les troubles hépatiques,insuffisance biliaire, calculs, jaunisse, emménagogue et antispasmodique contre les règles irrégulière et douloureuse, l’hystérie, troubles de la ménopause et de l’obésité, ecchymoses, contusions, déchirures musculaires, escarres, gonflements et bosses, angiomes, taches et pigments de la peau dus à l’âge.

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20/08/2016
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